Un Quokka, sinon rien

Voila maintenant deux semaines que nous sommes arrivés en Australie Occidentale (il disent Western Australia ici, ça fait plus baroudeur je trouve) et nous n’avons encore rien posté. Il est temps de s’y mettre !

A l’arrivée à Perth, après un vol sans histoire de 5 heures en provenance d’Hobart (via Melbourne), nous avons été chaleureusement accueillis par Fiona une amie d’Instagram de Martine (qui, c’est bien établi maintenant, est internationalement voire mondialement connue).

Fiona nous a gentiment déposé à notre hôtel, et nous nous sommes retrouvés trois jours après pour boire un verre dans le charmant jardin du plus vieil hôtel de Western Australia le “Rose and Crown”.

Ce fut un très agréable moment, que nous renouvellerons avec plaisir dès que Fiona sera revenue de ses vacances à Bali.

Puis nous nous sommes installés au camping de Coogee près de Fremantle pour trois nuits, que nous avons prolongé de trois nouvelles nuits, puis d’encore une autre. Et tout ça parce qu’on y était bien et, avouons-le, parce qu’une grosse flemme nous était tombée dessus !

Le robinet d’eau à côté de notre emplacement servait de buvette à un charmant Méliphage Barbe Rouge.

Et l’arbre qui ombrageait obligeamment notre camionnette-à-tout-faire servait de perchoir à quelques Australasian Bittern, (Butor d’Australie en français) dont la population en Australie ne dépasse pas les 1000 individus.
Ces oiseaux bizarres (et rares donc) nous avaient déjà été signalés par Fab et Isa lors de leur passage à ce même camping (d’ailleurs on les embrasse, les filles pas les piafs !).

Nous y avons vu nos premiers Australian Ringneck (Perruche à Collier Jaune en français) que les australiens appellent des twenty-eight parrot (Perruche vingt-huit en français) car quand ces volatiles crient on croit entendre “twenty-eight, twenty-eight” (est-ce à dire que s’ils étaient français on entendrait “vingt-huit, vingt-huit”?)

Et le soir sur la plage un couple de Cacatoès Rosalbin grattait le sable à la recherche de verdure. Bien que personne ne me l’ait demandé (je me demande parfois si quelqu’un s’intéresse vraiment à mes divagations), je me suis posé la question de savoir quelle est la différence entre une perruche et un perroquet ? Et bien il semble qu’il n’y en a pas vraiment, ils font tous partie d’une seule et même famille : les psittacidés. Par convention, tous les oiseaux appelés scientifiquement “perruches” viennent soit d’Australie, soit d’Asie.

A quelques tours de roues de notre camionnette-à-tout-faire, nous nous rendons à Fremantle (24 835 habitants) située sur la côte ouest, 19 kilomètres au sud-ouest de Perth, à l’embouchure de la rivière Swan.

Fremantle possède de nombreux bâtiments « convict-built » (terme désignant les édifices construits par les bagnards) de l’ère coloniale. Parmi eux, la Maison ronde (Round House), construite en 1830-1831, est le plus vieux bâtiment d’Australie-Occidentale encore debout. A l’origine c’était une prison de huit cellules plus le logement des gardiens, avec une cour intérieure. Un tunnel a même été creusé sous la Maison ronde pour que les baleiniers aient un accès entre la jetée et la ville. En 1850, fut construit, toujours par les bagnards, une nouvelle prison qui resta en service jusqu’en 1991 (faire construire la prison par les futurs prisonniers, c’est quand même pervers comme truc. Et en plus gratos, c’est du capitalisme pervers triomphant).

Parmi les bâtiments on peut en voir quelques un de style colonial, notamment dans le quartier de la Round House.

Le surnom de Fremantle, est “Freo” et la brise fraîche qui souffle sur Perth et Fremantle pendant l’été est appelée le “Fremantle Doctor”.

Parfois une construction moderne se glisse entre deux bâtiments anciens, et le contraste n’est pas forcément laid.

Le marché de Fremantle est une attraction touristique notable, avec environ 150 étals dans un bâtiment de l’ère victorienne. Pas de chance il était fermé, on repassera samedi (on n’a que ça à faire, on est en vacances et en plus on a la flemme de bouger).

Le Fremantle Oval est un stade de 17500 places construit en 1895, originellement destiné au cricket (un sport totalement abscons pour les français que nous sommes, mais qui semble passionner tous les australiens en âge de tenir debout) il sert aujourd’hui au South Fremantle Football Club surnommé les “Bulldogs”.

De rares peintures, commerciales ou non, égayent quelques murs.

Celle-ci est sans conteste notre préférée.

La SNCF locale est très prévenante envers les jeunes mariés (nous espérons que l’amour qui rend aveugle, c’est bien connu, ne les empêchera pas de lire cet avertissement).

Fremantle c’est visiblement le paradis pour cet habitant et nous on a trouvé que ça sentait bon grâce aux fleurs de frangipaniers (sûrement parce qu’on a comme des envies de Polynésie….)

De retour au camping, on a eu le plaisir de voir des Colombine Longup (avec leur petit air aristo-punk qu’on adore) et une Gralline pie.

Et comme le camping donne directement sur la plage, on a été voir le coucher de soleil avant de se mettre au lit. C’est chouette les vacances quand même !

Comme dans beaucoup de villes, le samedi c’est jour de marché à Fremantle (en vrai c’est vendredi, samedi et dimanche). Ouvert depuis 1897 c’est l’attraction principale de la ville. On y trouve des fruits et légumes ainsi que de l’artisanat (local ?).

Beaucoup de monde donc dans les allées et quelques beaux objets comme ce magnifique kangourou lumineux qui serait du plus bel effet dans notre jardin au moment des fêtes ! (on l’avait déjà repéré à vendre avant Noël…on finira par craquer).

Nous quittons le marché en direction du port afin, d’une part, de succomber aux délices d’une rare spécialité culinaire australienne, le fish and chips et, d’autre part, de voir une statue dédiée à une gloire locale.

En 1891 le port fut approfondi et devint ainsi utilisable pour le commerce maritime. Il reste aujourd’hui un des principaux ports d’Australie-Occidentale. Pendant la Seconde Guerre mondiale, la ville fut même l’une des plus importantes bases de sous-marins alliés opérant dans le Pacifique.

On y peut y voir une oeuvre d’art à la gloire des marins pêcheurs, et une base pour les secours en mer (sea-rescue comme on dit ici).

Et puis on y trouve une statue de Bon Scott ! En effet l’ex chanteur charismatique du groupe ACDC de 1974 jusqu’à sa mort le 19 février 1980, bien que né à Kirriemuir en Écosse, migra à Melbourne en 1952 à l’âge de six ans, puis déménagea en 1956 pour Fremantle. Les cendres de Bon Scott (de son vrai nom Ronald Belford Scott) ont été inhumées au cimetière de Fremantle. (visiblement les mouettes n’aiment pas ce style de musique)

En rentrant la décoration peinte d’un magasin nous attire et nous nous arrêtons pour mieux le voir. Il s’agit d’un superbe trompe-l’œil qui attire les touristes (surtout ceux qui aiment faire des photos ou des selfies devant, pendant deux heures, en prenant des poses incroyablement peu naturelles pour faire genre “j’y était c’était trop d’la balle”).

C’est autre chose qu’une enseigne Carrefour ou Leclerc ! (je dis ça et puis en fait ça marche moins bien, la preuve on n’est même pas rentré dans le magasin !).

En face de notre camionnette-à-tout-faire, un australien avait garé la sienne (de camionnette). On se sent vite petit joueur dans un coup de temps pareil ! Il n’y a pas à dire ce sont de vrais aventuriers ces aussies (d’un autre côté ils ont un matériel incroyable pour passer et camper partout et on les retrouve en masse, sagement garés dans les campings, va comprendre toi).

Retour au camping où nous retrouvons les petites “Cabins” à l’entrée colorée (l’équivalent chez nous d’un mobil home mais qui n’est pas mobile et qui n’a pas forcément de sanitaires intégrés, une tente “en dur” quoi).

N’écoutant que notre courage, nous faisons un petit tour à la plage d’où nous revenons sains et saufs malgré tous les dangers courus lors de cette simple balade (Martine s’est même baignée, on est des vrais aventuriers, il n’y a pas à dire).

J’arrive enfin à photographier un Rhipidure Hochequeue ce qui n’est pas facile car son nom commun est dérivé de son habitude à remuer sa queue horizontalement lorsqu’il est en quête de nourriture sur le terrain (chacun son truc). Agressif et territorial, il harcèle souvent les oiseaux beaucoup plus grands que lui, comme le Martin-chasseur géant et l’Aigle d’Australie (un vrai pimousse, petit mais teigneux).

Le lendemain, retour à Fremantle pour prendre le ferry direction Rottnest Island, une île située à 17 kms des côtes et où on ne circule pas en voiture.

On voit au loin la skyline de Perth signe que le temps est au beau fixe. D’une longueur de 11 kilomètres et d’une largeur maximale de 4,5 kilomètres, Rottnest Island fait 19 km2 de surface. Elle est classée réserve naturelle et il ne peut y avoir de propriété privée.

D’août 1838 jusqu’en 1931, l’île servit de prison pour les aborigènes du continent condamnés pour vol de bétail, incendie de forêt ou vol de légumes. On estime à 3700 le nombre total de prisonniers aborigènes ayant séjourné sur l’île et 369 y sont enterrés.
Pendant les deux guerres mondiales l’île servit de prison pour les ennemis : Allemands et Autrichiens pendant la Première Guerre mondiale, Italiens pendant la Seconde.

Dès 1830, un colon s’installa sur l’île avec femme et enfants et exploita le sel des différents lacs de l’île qu’il exporta vers le continent où il jouait un grand rôle pour la conservation des aliments. Il reste de cette période les lacs salés qui prennent une teinte rosée au soleil.

Aujourd’hui, l’île compte environ 300 habitants travaillant pour la plupart dans le secteur du tourisme. L’été, la population peut passer à près de 15000 personnes logées dans de nombreux cottages dont certains sont anciens et joliment réhabilités.

Sable blanc, mer bleue, pas de voiture, ferry fréquents, l’île ne manque pas d’atout ce qui explique que les 500.000 touristes annuels se pressent pour venir.

Mais ce qui fait la spécificité de “Rotto” comme l’appelle les australiens, c’est la présence sur cette île de nombreux Quokkas comme le signale la girouette sur le port.

Rottnest Island doit son nom au capitaine hollandais Willem de Vlamingh qui avait décrit le quokka comme un gros rat (“Rottnest” signifiant “nid à rats” en hollandais).

En fait le quokka, loin d’être un rat, est un petit marsupial de la famille des macropodidés (dont font partie les kangourous) et l’un des rares marsupiaux à posséder, comme les primates, une vision trichromatique.

Le truc avec le quokka, c’est qu’il a un “meilleur profil” qui se trouve par en-dessous (en contre plongée pour les amateurs de photos, ou en “mal au dos” pour les vieux comme moi).

Ça change tout un bon angle de prise de vue, tous les mannequins vous le diront.
Le quokka pèse de 2,5 à 5 kg, mesure de 40 à 54 cm de long et il a une queue d’une longueur de 25 à 30 cm. Il a des oreilles rondes, et sa bouche forme naturellement une sorte de sourire.

Il se déplace soit en sautant sur ses pattes arrière, soit en marchant sur ses quatre membres car ses pattes arrière sont moins puissantes que celles des autres marsupiaux. Il peut grimper dans les petits arbres et les arbustes.
On vous en a mis un choix au format pièce d’identité, c’est toujours pratique !

Et trois derniers pour la route.
Ces animaux sociables, amusants, intelligents et curieux n’hésitent pas à approcher les humains et grâce à leur petit rictus, ils ont le titre d’animal le plus souriant du monde. Par contre, le fait que cet animal soit très sociable et n’entre jamais en conflit avec ses congénères le rend aussi vulnérable face à ses prédateurs.

Sinon, on a vu des fleurs et un espèce de sapin (qu’on voit un peu partout ici d’ailleurs) qu’on ne sait pas ce que c’est (alors n’hésitez pas à le dire en commentaire, en plus ça nous donne l’impression d’avoir des gens qui nous lisent).

Cet oiseau par contre on sait ce que c’est, c’est une Phasianelle Brune. Maintenant vous le savez aussi.

Et là c’est la Team Topette ! en mode vacances qui attend son ferry pour rentrer sur le “mainland” (la grande île quoi) comme on dit ici dans le “Down Under” (“en bas, en dessous”, expression anglo-saxonne utilisée pour désigner l’Australie et la Nouvelle-Zélande).

Allez, Topette !

 

La Tasmanie, c’est fini…

La Terre de Van Diemen, comme s’appelait la Tasmanie jusqu’au 1er janvier 1856, n’est pas une île plate. Elle comporte à l’ouest un massif montagneux dont le point culminant est le mont Ossa (1 614 mètres) situé au cœur du parc national de Cradle Mountain-Lake St Clair.

Intrépides que nous sommes, nous avons voulu voir de près ces montagnes, composées de dolérite du Jurassique.

Il y a quatre sommets distincts. Par ordre de hauteur, ce sont le mont Cradle (1 545 m), le pic Smithies (1 545 m), la Weindorfers Tower (1 459 m) et le Little Horn (1 355 m).

La montagne se dresse au-dessus des lacs glaciaires Dove (934 m d’altitude, longueur de 6,6 km), Wilks et Crater.

On peut en faire le tour en une promenade de 3 heures, sur un sentier très bien maintenu par le personnel du parc (comme pratiquement tous les sentiers qui, du coup, doivent manquer un peu d’intérêt pour les furieux de la rando dont nous ne faisons heureusement pas partie). C’est également un point de départ de l’ascension du Mont Cradle.

La végétation aux environs du lac inclut notamment des nothofagus gunnii, la seule plante à feuillage caduc de Tasmanie, et qui donne une parure orangée aux montagnes environnantes en automne (faudra qu’on revienne, tiens). On y trouve aussi des tussacks, des gommiers des neiges et des pins crayons.

On y trouve aussi ces jolies fleurs qui ont un défaut majeur, c’est d’être adorée par des espèces de grosses mouches. Du coup à la saison de la floraison (maintenant donc) il y a des millions de fleurs ET des millions de mouches. Va manger dehors avec ça, toi ! Heureusement ce sont des mouches australiennes, elles se couchent tôt donc on peut dîner dehors, enfin vite fait parce qu’après c’est l’heure des moustiques…

La région autour du mont offre la possibilité d’un grand nombre de randonnées à la journée et est le départ de l’Overland Track (rassurez-vous, on ne l’envisage même pas. Si on a loué une camionnette-à-tout-faire, c’est pas pour aligner les kilomètres à pied).

Parmi les espèces animales vivant dans le coin, on a pu voir un wombat avec sa progéniture (ça y est, on est fans absolus),

Une Perruche à ventre jaune (la plus grande espèce de son genre) qui se cachait dans les feuillages,

Et une Martine randonneuse qui se cachait dans l’ombre.

Après une bonne nuit de sommeil, nous voyons arriver à l’heure du petit déjeuner, non pas l’ami bien connu et déjà cité, mais un Pademelon qui s’invite à la table de nos voisins de camping.

Les pademelons (ou thylogales) tiennent leur nom du mot paddymilla, qui en langue des aborigènes veut dire « petit kangourou de la forêt ». Les Kangourous, les Wallabies et les Pademelons sont très proches physiquement mais on reconnait ces derniers à leur petite taille, au fait qu’ils vivent en forêt et à leur queue plus courte, plus épaisse et aux poils clairsemés (au départ il faut que ça ressemble à un Kangourou quand même, sinon c’est vrai que ça peut s’appliquer à n’importe quel petit bûcheron).
En tout cas ce Pademelon s’est fait un plaisir de boulotter la tartine de confiture offerte par nos voisins !

Après ce séjour en montagne au milieu de la forêt, on s’était dit : “on va s’arrêter deux nuits à Queenstown, c’est une ville ça nous laissera le temps de visiter”.
En fait Queenstown fut une ville minière et ça se voit bien en arrivant, la ville étant entourée de collines rendues stériles, en vingt ans à peine, par la coupe sauvage des forêts pour alimenter les fonderies de cuivre et par les vapeurs de soufre corrosives des onze fours. La forte pluie de la côte ouest (environ 2400 mm par an en moyenne) a fait le reste. L’érosion a dépouillé les collines de leur sol et un désert artificiel a été laissé.

La ville (2 117 habitants) essaye de rendre attractif, d’un point de vue touristique, son passé minier, avec des œuvres d’art le célébrant.

Il y a aussi un hôtel “dans son jus”, la poste est comme souvent un superbe bâtiment (souvenir d’une époque où ce métier était beaucoup mieux considéré que maintenant) et un joli train à vapeur (qu’on entend siffler comme chantait Richard).
On est monté là-haut sur une colline (mais on n’a pas sifflé) pour avoir la vue d’ensemble de la vallée et puis on s’est dit : “et si on partait tout de suite ?”.

Du coup on est arrivé à Strahan. Il n’y a vraiment rien à dire sur Strahan, même son poste de police ne fait pas crédible !

En arrivant au Lake St Clair, notre étape suivante, on a vu des panneaux routiers qui nous ont bien plu, amoureux des bêtes que nous sommes aussi.

Le Lake St Clair a une profondeur maximale de 200 mètres, ce qui en fait le lac le plus profond d’Australie et même le deuxième plus profond de tout l’hémisphère sud après le lac Tanganyika qui se trouve en Afrique, pour faire court vu qu’il est partagé entre plusieurs pays (prenez un atlas pour affiner, ça vous fera voyager à moins cher que nous).

Sur le lac, au bout d’une jetée de 250 mètres se trouve un hôtel (ouvert depuis le 1er Janvier 2015) qui a été aménagé dans une ancienne station de pompage. Cette station, de style Art-Déco, a été construite pour abriter les turbines hydrauliques utilisées lorsque la Tasmanie s’est lancée dans une expérience d’énergie hydro-électrique lors des années 1940, mais qui a été abandonnée au début des années 90.

Le Lake St Clair est le lieu d’arrivée de l’Overland Track dont on vous a signalé le départ de Cradle Mountain un peu plus haut dans cet article (ben oui, faut pas que regarder les photos).
Remarquez le trajet de Cradle Mountain jusqu’au Lake St Clair, on l’a fait nous aussi en passant par Queesntown et Strahan, tout ça en camionnette-à-tout-faire et on n’en fait pas tout un patacaisse.

Tant qu’à faire de marcher sur un sentier en bois, on l’a fait tout tranquilou le long d’un petit ruisseau.

On y a vu des champignons (on les a laissés, on n’avait plus d’œufs pour une omelette), un jeune Méliphage à bec fort (le bec deviendra complètement noir une fois adulte), des jolies fleurs (dont on ne connait pas le nom) et du lichen (pourquoi pas ?).

On est rentrés au camping pour se reposer (on est en vacances quand même) et là, en sortant de la camionnette-à tout-faire pour aller aux sanitaires (c’est pas une camionnette grand luxe, il n’y a pas de salle de bain. Faut voir que dans 4 mètres carré c’est pas facile non plus) on tombe nez à nez avec un Échidné.

Les échidnés sont des mammifères appartenant au groupe des monotrèmes, comme les ornithorynques et ce sont les seuls mammifères pondant des œufs vivant encore actuellement. Il ne reste plus actuellement que quatre espèces vivantes, l’échidné à nez court en Australie et trois espèces à long nez en Nouvelle-Guinée.
Il est pourvu d’un manteau de piquants, se roule en boule pour échapper aux prédateurs et sa longue langue visqueuse lui permet d’attraper à grande vitesse les fourmis et les termites dont il se nourrit.
Bien que ressemblant au hérisson et au porc-épic, il n’est absolument pas apparenté avec eux.

Sur cette rencontre qui ne manque pas de piquant (maître Capello, sortez de ce corps !) nous mettons le cap au sud sur Bruny Island. Après avoir mis la camionnette-à-tout-faire sur le ferry, nous abordons cette île principalement touristique qui doit son nom à l’explorateur français Antoine Bruny d’Entrecasteaux.

Bruny Island est en fait composée de deux îles, (North Bruny et South Bruny), reliées par un isthme sablonneux. Un point de vue accessible par un escalier en bois nous a permis de voir cet isthme et de nous prendre en photo devant (on appelle ça faire les chinois).

Les côtes sont belles et la mer est bleue, il y a parait-il des kangourous albinos tout blanc mais nous n’en verrons pas. Par contre il y avait une “ferme” qui vendait des glaces artisanales excellentes et celle-là, on l’a bien vue.

On a vu aussi une oeuvre du sculpteur tasmanien Matt Carney qui représente une baleine dans un globe terrestre. Cette oeuvre est située en face de l’île Penguin, qui a abrité autrefois l’une des stations de chasse à la baleine en Tasmanie au cours des années 1820 et 1830.
En effet des baleines viennent régulièrement près de Bruny Island mais comme pour les Kangourous blancs on ne les a pas vues. Il faut dire que ce n’est pas la saison (des baleines, pas des kangourous).

De retour au camping de Seven Mile Beach à côté de Hobart pour la fin de notre séjour, nous retrouvons un vieil ami le Blue Wrem (plus exactement un Superb Fairywren ou Mérion Superbe en français), ce qui n’est pas surprenant ce petit oiseau étant très sédentaire (je sais on a déjà mis plein de photos de cet oiseau, mais on continue parce qu’il le vaut bien).


Nous voulions monter au Mount Wellington pour avoir un panorama de la ville, mais la route d’accès était fermée pour cause de risque d’incendie. Nous avons donc fait un tour sur le port pour voir les bateaux (sans sucer des glaces à l’eau).

Nous avons flâné dans les boutiques comme les vacanciers que nous sommes, en prenant notre temps car le thermomètre, lui, était à la peine avec des températures dépassant les 36°.

Nous avons aidé Albert George Ogilvie, premier ministre de Tasmanie dans les années 1930, à regarder Parliament House (mais ça ne lui a rien fait, il est resté de bronze). En effet l’Australie étant un pays Fédéral, chaque état a son propre parlement.

Nous avons admiré les façades de Salamanca Place. Ce sont les anciens entrepôts en grès du port de Hobart qui ont été transformés en restaurants, galeries, boutiques d’artisanat et bureaux.

L’envers valant l’endroit, les arrière-cours ombragées sont moins spectaculaires mais néanmoins très agréables (manque plus qu’un terrain de pétanque et le pastis).

On y a même vu des animaux, un vrai et un faux (qui nous démontre qu’on peut s’élever par la culture).

Et puis toujours de très belles maisons. Du coup, comme on n’arrive pas à se décider, on va garder la notre !

Le lendemain, nous avons pris un bus pour aller au marché et nous avons fait une halte (la-haut sur la colline) pour admirer la vue sur Hobart. Bien que voilée par la fumée provenant des nombreux incendies aux alentours, la vue sur le Tasman Bridge méritait bien un arrêt.
Le Tasman Bridge qui franchit la Derwent River a été achevé en 1964. En 1975 un énorme vraquier (transport de minerais) remontant la Derwent River heurta plusieurs piles du pont, entraînant l’effondrement d’une large partie de la chaussée sur le bateau et dans la rivière au-dessous. Douze personnes furent tuées, sept membres de l’équipage du bateau et cinq occupants des quatre voitures qui firent une chute de 45 m. Le Tasman Bridge fut rouvert en 1977, 3 ans après son effondrement.

Le dimanche c’est mariage à Bamako, et la veille (le samedi donc) c’est marché à Salamanca. Le Salamanca Market est une institution à Hobart et est devenu au fil des ans un haut lieu touristique de Tasmanie.
On y trouve un peu de tout chez ses 300 exposants. On y a vu des fruits des légumes et des fleurs de saison,

Des musiciens de rue aux instruments parfois peu courants,

Des porte-manteaux inspirés de la “Wildlife” et des tee-shirts à messages (sûrement),

Un gars qui vendait des trucs qui ne servent à rien mais fabriqués avec des trucs qui ne servaient plus à rien (le concept est quand même vachement fort),

D’autres musiciens de rue dont un qui fait “simplement de la belle musique” (et modeste avec ça…) et un autre qui doit être un croisement d’aborigène (pour le Didgeridoo) et de suisse (pour le Hang). Franchement ces deux instruments séparément c’est vite gonflant, alors en stéréo on vous laisse imaginer.

Et puis il y avait une affiche qui nous parlait bien, forcément. C’est quand même notre quotidien depuis quatre mois ! Du coup on est rentré chez nous.

Et comme chez nous les toilettes sont au fond du jardin, le soir quand on y va on fait des rencontres. Il s’agit de Common Brushtail Possum (ou Opossum d’Australie en français). On en avait déjà vu mais comme on va rarement aux toilettes la nuit avec l’appareil photo, on n’avait pas pu vous en montrer (là comme ils étaient sur un coup avec les poubelles, j’ai eu le temps d’aller chercher la boîte à images et de revenir avant qu’ils se carapatent).

Le lendemain matin au petit déjeuner, malgré un beau duo avec sa copine, la pie qui chante n’a pas eu une miette de ma tartine de confiture (il ne faut pas nourrir les animaux sauvages, c’est marqué partout).

Puis nous avons pris la route en faisant attention de ne pas écraser cet animal que nous n’avons jamais vu ni identifié (il n’est pas impossible que le dessinateur non plus d’ailleurs).

La route étant rouverte, on a pu monter sur le mont Wellington (1271 m) qui domine la ville de Hobart.

Malgré un vent à décorner les bœufs, il restait pas mal de fumée et, du coup, les photos ça l’a fait bien moyen.

Pour compenser, on vous a mis un selfie de la Team Topette ! cheveux au vent (enfin c’est surtout vrai pour l’élément féminin de la Team, vu qu’elle en a beaucoup plus).

Avant de quitter la Tasmanie, nous avions rendez-vous avec Liz, une amie de Martine sur instagram. Celle-ci est gentiment venue nous chercher à la porte de notre logement pour nous emmener chez elle où nous avons passé un super bon moment, agrémenté d’un excellent repas concocté par son mari Steeve, puis nous a déposé à l’aéroport.  Une belle rencontre avec deux belles personnes, c’est vraiment quelque chose qui rend le voyage inoubliable.
Et puis leur chienne Lilly est vraiment adorable !

La page de la Tasmanie se tourne, cinq heures d’avion et attention Perth, nous voilà !

Allez, Topette !

 

Un bon petit diable !

Changement de capitaine à bord, pour cette fois-ci  Georges m’a laissé les commandes du blog  et je vous emmène tout de suite en bateau !

Belle journée pour voguer vers l’île Maria au départ du village de Triabunna. Cette île est un parc national, une réserve pour la vie sauvage.

Un pénitencier pour une cinquantaine de condamnés avait été ouvert sur l’île à Darlington de 1825 à 1832, date à laquelle les prisonniers ont été transférés à Port Arthur. Mais en 1842, quand un grand nombre de condamnés sont arrivés en Tasmanie il est devenu urgent de construire une nouvelle prison pour près de 800 hommes ! En 1851 l’île a été de nouveau abandonnée par la colonie pénitentiaire. Les condamnés ont été remplacés par des agriculteurs et des moutons, beaucoup plus paisibles que leurs prédécesseurs (les hommes et les moutons !). Au fil des années, diverses activités agricoles et industrielles se sont installées sur l’île. Une vigne y a vu le jour et 3 immenses silos où était fabriqué du ciment rappellent ce passé industriel.

En 1972 l’île a été déclarée Réserve naturelle et c’est pourquoi on y vient aujourd’hui. Il n’y a ni voiture ni commerce si ce n’est quelques campings et une auberge de jeunesse.

On peut très facilement s’y balader à pied ou en vélo car il existe plusieurs chemins de randonnée. Bien sûr le grand intérêt de cette île est que l’on peut rencontrer des animaux sauvages et y voir beaucoup d’oiseaux !
Dés notre arrivée nous avons fait connaissance avec un Pademelon…

C’est un marsupial, ressemblant au kangourou mais beaucoup plus petit, plus rond et plus poilu ! Il a le ventre un peu roux et est très doué pour manger proprement avec ses pattes avant !
Continuant tranquillement notre chemin entre clairières, bois et vues sur mer (ben oui, c’est une île !), nous arrivons en haut d’une belle côte pour faire une petite pause grignotage. Georges, l’oreille toujours à l’affût, entend un oiseau chanter, et s’avance dans le sous bois à sa recherche. Quelques minutes après, je le vois revenir et me faire de grands signes pour que je le rejoigne… Malheureusement, le sujet de son empressement avait disparu le temps qu’il vienne me chercher… il faut dire que la bête peut se déplacer à 40 km/h… Et ce n’était pas un oiseau mais un animal pour lequel on est venus exprès dans ce pays (ou presque !)…
Un tout mignon wombat !

Heureusement il avait pris le temps de le photographier car pendant les trois heures suivantes nous avons tenté de le retrouver ou d’en voir un autre mais ce fut un échec.

Le wombat est un marsupial, herbivore, proche du koala, avec une poche sur le ventre. Mais comme il est court sur pattes, sa poche est “posée” à l’envers pour éviter de ramasser la terre quand il creuse son terrier. Ce qui veut dire que le bébé wombat regarde vers l’arrière !Il pèse de 10 à 35 kilos et peut creuser des terriers de 10 à 20 mètres. L’autre particularité du wombat c’est la forme de ses crottes ! Il est le seul dans le monde animal à produire des crottes… cubiques !

Fin 2018, une chercheuse américaine a résolu ce mystère.En résumé : les wombats ont un temps de digestion très long (15 jours) et des intestins dont l’élasticité leur permet de former des cubes tels qu’ils le souhaitent. Grace à ce procédé, l’animal produit jusqu’à une centaine de crottes d’un coup, qui forment une pyramide marquant son territoire ! Pas bête le wombat, c’est quand même plus simple d’empiler des cubes que des boules !!!

Nous avons fait d’autres rencontres animalières comme les wallabies, plus petits que les kangourous, les Céréopses cendrés (oies) et quelques cormorans.
Egalement un petit oiseau qui nous a donné du mal pour trouver son nom. Il s’agit d’un Epthianure à front blanc, adulte à gauche et jeune à droite.
Et un autre plus rare, un Green Rosella, la seule espèce de perroquet qu’on ne trouve qu’en Tasmanie.

Les côtes de l’île alternent entre petites plages et rochers colorés comme ici les Painted Cliffs.

Des dentelles de rochers…

On serait bien resté un peu plus longtemps sur l’île car elle est très agréable à visiter. Mais nous avons repris la route pour aller jusqu’à la petite ville de Bicheno, notre lieu de résidence proche du Parc National Freycinet.
En chemin nous avons rencontré un pont tout en pierres, le Skipy Bridge, construit par des prisonniers évidemment…

Et un peu plus loin des vignes bien feuillues… mais nous ne sommes pas allé déguster !
Bicheno est un gros bourg situé au bord de la mer de Tasman qui est toujours un peu froide pour se baigner mais un spot prisé pour le surf.
Une colline surplombant la ville offre un joli panorama d’où il est possible d’apercevoir des baleines, mais ce n’était pas la saison de leur passage. A côté du port, une brèche dans de gros rochers, laisse échapper un jet d’eau quand la mer s’y engouffre.

La péninsule de Freycinet, à 45 kilomètres au sud de Bicheno, est un Parc National où les randonneurs se pressent pour découvrir d’immenses plages de sable blanc, des rochers de granit rose ou orange (oui comme en Bretagne !) et une chaîne de montagne les Hazards (les dangers). Pour aller jusqu’au point de vue surplombant l’une des plus belles plages du monde, la Wineglass bay ( la baie verre de vin !!!), on emprunte un sentier abrupt pour une randonnée qui doit durer 1h30 aller et retour. Bon j’avoue qu’avec une pente à 10%, des dizaines de marches, le cœur qui s’emballe, le souffle court,  les douleurs à un mollet puis à un genou, j’ai souffert !!! ( et je suis polie !). Mais ça valait le coup…
La plage est en forme de croissant parfait

Que des belles couleurs… même sur nos visages !

Pendant la descente nous avons pris le temps d’admirer les rochers et les quelques fleurs, rares dans cette forêt d’eucalyptus. Après un déjeuner rapide , indispensable pour me rendre des forces, nous avons fait quelques petits arrêts le long de la mer, toujours dans le Parc de Freycinet. Le premier au phare de Cape Tourville…


Et un autre à Sleepy Bay, bel endroit avec des rochers couverts de lichen orangé…

Et des rochers semblant posés en équilibre instable !

En rentrant à Bicheno nous avons pu admirer ce bel eucalyptus fleuri, le Flowering Gum.

Nous poursuivons notre montée sur la côte nord-est jusqu’à St Helens, le plus grand port de pêche de Tasmanie avec ses… 2050 habitants ! Ce village était une base de la chasse à la baleine au 19ème siècle. Maintenant c’est la porte d’entrée de l’attirante Bay of Fires, une succession de plages de sable blanc, d’eau turquoise et de rochers couverts de lichen orange !

Le nom de la baie lui a été donné par le navigateur anglais Tobias Furneaux qui l’a découverte en 1773. Il avait vu des feux allumés sur la plage par des aborigènes.

C’est un parc national et on peut y randonner…

Ou tout simplement s’y baigner comme ici à Binalong Bay

Ou simplement y faire de jolies photos d’anémone de mer et de coquillage…

ou de petits zoizos, une femelle Blue Wren et une hirondelle !!!

Et aussi des Hooded Plover ou Pluviers à Camail, un oiseau endémique d’Australie de plus en plus menacé par la perte de son habitat. La population globale est d’environ 5000 oiseaux dont 1730 en Tasmanie ! Ici l’on peut voir un adulte et un juvénile.

En partant vers Launceston nous nous sommes arrêtés dans la forêt pour découvrir les St Colomba Falls, les plus grandes chutes d’eau de Tasmanie, 90 mètres de haut.

Nous y avons aussi découvert ce que sont les plantes epiphytes, des plantes ou des arbres qui poussent en se servant d’autres plantes ou arbres comme support.

Et c’est toujours un plaisir de se promener sous l’ombrage des fougères arborescentes.

Launceston est notre nouvelle étape et nous avons trouvé cette ville de 82800 habitants, la seconde de Tasmanie, bien accueillante. C’est la plus vieille ville d’Australie après Sydney et Hobart. La région était déjà habitée par les Aborigènes avant d’être découverte par les anglais en 1798. Les premiers colons s’installèrent ici en 1804 et on peut admirer dans la ville de nombreuses constructions datant du 19ème siècle et du début du 20ème.

Il faut dire que c’est toujours agréable de découvrir un pays sous un ciel bleu.

Et pour ceux et celles qui s’inquiéteraient de savoir ce qu’on peut manger à l’autre bout du monde, ce jour là nous avions choisi des Pies (Tourtes) aux coquilles St Jacques et au curry. On trouve partout ces Pies farcis à la viande ou aux légumes.

En fin d’après midi nous nous sommes rendus dans un parc très apprécié des habitants, Cataract Gorge.

Cette gorge, où se rejoignent les eaux de 2 rivières la South Esk et la Tamar, a été formée il y a des millions d’années par l’activité volcanique. Cataract Gorge est enfermée entre deux falaises abruptes. Le parc permet à chacun de se baigner dans une piscine, de se promener, de faire du sport ou de pique niquer sur ses grandes pelouses. Il y a même un paon qui s’y promène…

A propos d’animaux, l’une des raisons principales de venir en Tasmanie était de rencontrer le Diable ! Eh oui il n’habite que sur cette petite île et bien qu’il soit encore en danger car sa population a été atteinte d’un cancer de la face extrêmement contagieux, sa situation s’améliore grâce à des centres de conservation, d’éducation et de réhabilitation comme celui où nous sommes allés, Towunna !

Le diable de Tasmanie, comme son nom l’indique, ne vit que sur cette île. Il a disparu d’Australie 4 à 5 siècles avant l’arrivée des colons. Autant il peut être mignon comme ici, autant il peut se battre et mordre violemment ses congénères avec sa mâchoire très puissante.

C’est un marsupial carnivore qui se nourrit principalement de charogne mais qui peut aussi chasser des animaux vivants (poissons, wallabies, oiseaux). Son cri, auquel il doit son nom, glace les sens. Il peut s’entendre à des kilomètres et le diable l’utilise quand il se bat avec des congénères pour s’approprier de la nourriture.

A ce moment là il n’y a plus de copains et il vaut mieux éviter de laisser traîner une jambe ou un bras quand on lui donne à manger.

Une tumeur de la face, contagieuse, dégénérant en cancer a provoqué la disparition de 60% de la population des diables. Les scientifiques sont à la recherche d’un vaccin pour les soigner. Les morsures reçues lors de bagarres entre congénères sont probablement à l’origine de cette maladie. Un autre danger menace les diables, ce sont les collisions avec les voitures. Le sanctuaire de Towunna récupère les animaux blessés ou orphelins pour les soigner. Dans ce cas, il n’est pas toujours possible de les renvoyer dans la nature car il n’auraient pas les défenses nécessaires à leur survie. Le jeune diable que l’on voit sur la première photo est dans cette situation et je pense qu’il est bien content de rester dans les bras de son soigneur plutôt que d’aller se battre avec les copains ! Même Georges a pu lui faire une petite caresse.

Un autre animal prénommé Pat, un wombat ayant perdu sa maman lors d’un accident, restera ici en bonne compagnie probablement toute sa vie.

Je ne vais pas vous faire de grand discours sur la vie des wombats mais sachez que l’on peut en rencontrer facilement en Tasmanie et sur la côte est d’Australie. Il peut vivre jusqu’à 30 ans.
Celui-ci aime beaucoup son soigneur et adore qu’on le caresse et qu’on le grattouille !

Petite déception il a le poil un peu raide… moins doux que les kangourous ou que les diables. Mais il a une bonne bouille !

Towunna ne recueille et abrite que des animaux endémiques de Tasmanie et leur offre un habitat proche de leurs conditions naturelles. Le parc est ouvert depuis plus de trente ans, beaucoup d’animaux y vivent en liberté et sont libres de partir quand ils le veulent. C’est le cas d’oiseaux migrateurs, d’oies, de canards et autres poules d’eau.

Les kangourous sont très faciles à approcher, surtout quand on leur donne à manger et nous avons rencontré notre premier Echenidé. Mais nous en reparlerons plus tard…

Dernière rencontre, avec un animal qu’on ne connaissait pas, un Spotted-tailed quoll, un animal qui se prenait pour un chat sur les épaules de son soigneur. Il est d’ailleurs surnommé chat marsupial.

Cet animal solitaire est un marsupial carnivore (oiseaux, lézards, grenouilles) et vit la nuit. Celui-ci est très beau et il semble bien nourri ! Nous avons eu grand plaisir à faire cette visite et nous avons pu voir des animaux en pleine forme, choyés et bien soignés par un personnel compétent et sympathique. C’était une belle journée…

Dernière étape pour aujourd’hui, Deloraine. Arrivés complètement par hasard dans cette petite commune rurale car nous étions à la recherche d’un camping, nous nous sommes posés au Caravan Park au bord de la rivière Meander.

Un endroit bien agréable et bucolique avec ses nombreux canards, ses petits bateaux, son coucher de soleil…

Et surtout, et là je vais vous épater car c’est un événement exceptionnel que vous ne rencontrerez probablement qu’une fois dans votre vie (les australiens nous jalousent), quelque chose qui nous a fait bien souffrir à l’école car on ne savait pas comment l’écrire et encore moins à quoi c’te bête pouvait ressembler… on a vu et photographié… je vous le donne en mille… un Ornithorynque !!!

Bon je vous l’accorde ce n’est pas simple de reconnaître ce mammifère qui pond des œufs, la tête est à droite et la queue à gauche. On aperçoit la fente de son œil. Il est très bizarre cet animal, il ferme les yeux et les oreilles quand il va sous l’eau, il ne sort qu’en soirée au coucher du soleil, il mange des insectes et crevettes d’eau douces (des écrevisses parfois). Et ce n’est pas facile d’en voir un !
Ici on fait plus simple, il s’appelle Platipus… on vous met le modèle en sculpture pour voir à quoi il ressemble.

Voilà pour aujourd’hui, on a encore plein de belles choses à vous montrer, la Tasmanie est une très belle île et nous allons en profiter encore quelques jours avant de nous envoler vers une nouvelle destination.

PS : Certain lecteur nous avait demandé de chercher l’album vinyl “TNT” d’ACDC qui n’est jamais sorti sous cette forme en Europe (les chansons de cet album figurant en fait chez nous sur “High Voltage”).

On l’a trouvé, on l’a photographié, on a mis le prix, les commentaires du vendeur et l’adresse de la boutique.
Un coup de fil et l’affaire peut se régler rapidement !

Allez, Topette !