Le sud du nord

Une fois rendus à Picton, tout au nord de l’île du Sud, il nous faut prendre le ferry pour changer d’île et rejoindre Wellington, tout au sud de l’île du Nord (vous suivez toujours ?). En effet, il est possible de prendre l’avion mais cela ne permet pas de profiter du paysage et encore moins d’embarquer la camionnette-à-tout-faire. Il aurait donc fallu restituer le véhicule, prendre l’avion puis reprendre un nouveau véhicule. Ca nous aurait pris la journée alors que la traversée en bateau ne prend que 3h30. Même sur des longues vacances, c’est toujours idiot de perdre du temps dans des trucs pénibles…

Un dernier regard à Picton avant le départ sous un beau ciel bleu.
Le détroit de Cook porte le nom du célèbre capitaine qui l’a découvert en 1770 et sa traversée peut parfois être assez rude, les courants s’engouffrant dans le détroit par mauvais temps étant très violents.

On croise ceux qui font le trajet inverse, de l’île du Nord à l’île du Sud.

On met bien une heure et 30 minutes avant d’attaquer le détroit proprement dit, Le port de Picton étant situé en fond du Queen Charlotte Sound. Du coup le paysage est superbe. On voit des maisons qui paraissent isolées de tout et on comprend bien l’intérêt des hangars à bateaux.

Les montagnes enneigées s’éloignent, on double un cap rocheux équipé d’un phare, adieu la fantastiquement belle île du Sud !

Les rivages de l’île du Nord apparaissent et on voit tout de suite que celle-ci est plus peuplée. En effet sur les 4,7 millions d’habitants que compte la Nouvelle-Zélande, 76% d’entre eux habitent l’île du Nord.

C’est avec plaisir que nous retrouvons Wellington, la capitale de la Nouvelle-Zélande depuis 1865 (la deuxième ville la plus peuplée du pays avec 412000 habitants) et son magnifique musée Te Papa Tongarewa.

C’était par un de ces jours ou Wellington mérite amplement son surnom de “Windy Welly” que nous sommes allés voir l’exposition consacrée à la première guerre mondiale et plus particulièrement à la bataille de Gallipoli (en Turquie). Cette bataille destinée à obtenir le contrôle du détroit des Dardanelles et la capitulation de l’Empire ottoman, allié de l’Allemagne, était mal conçue de bout en bout et dotée de moyens humains et matériels trop faibles, ce qui la condamnait dès l’origine à l’échec.
En Nouvelle-Zélande le centenaire de la première guerre mondiale s’affiche partout et visiblement, c’est quelque chose de très important pour eux. Il faut bien se rendre compte que dix pour cent de la population masculine Néo-Zélandaise, tant d’origines européenne que maorie, s’est porté volontaire pour aller combattre au côté des alliés au sein de l’Australian and New-Zealand Army Corps (ANZAC). Les corps des soldats morts au combat n’ont jamais été rapatriés en Nouvelle-Zélande, la Grande Bretagne s’y étant opposée.

L’exposition a été réalisée en collaboration avec le studio Weta créé par Peter Jackson, le réalisateur de la trilogie du Seigneur des anneaux. Les statues, plus grandes que nature, sont d’un réalisme à couper le souffle.

Les photos sans flash (car interdit) dans la pénombre ne rendent pas la finesse des détails que l’on peut observer sur place, tel que les poils ou les gouttes de sueur.

Dans un registre beaucoup plus léger et à un autre étage de ce splendide musée (à l’entrée gratuite), nous sommes tombés sur cette magnifique moto qui, nous en sommes sûrs encore une fois, réjouira les nombreux (quoique toujours aussi discrets) amateurs de deux roues qui nous lisent.

Il s’agit de la Britten V1000 numéro 2 que l’on doit au néo-zélandais John Britten (1er août 1950 – 5 septembre 1995). Son moteur d’une cylindrée de 999 cm³ est donné pour 166 chevaux à 11.800 tours/minute.

Quittant Wellington, nous entamons notre remontée vers le nord et prenons la direction de Masterton.

Nous retrouvons les paysages bucoliques de l’intérieur des terres, avec des vallonnements prononcés mais des montagnes moins hautes que dans l’île du Sud.

Peu après Masterton, nous faisons halte dans la petite bourgade de Greytown (2200 habitants), beaucoup plus riante que son nom ne le laisse prévoir.

C’est un village typique de la région avec ses maisons en bois toujours très fleuries.

Et puis, comme dans beaucoup de petites villes néo-zélandaise, Greytown a un musée qui retrace son histoire.
On aime bien ces petits musées qui sont toujours très bien faits et très instructifs sur le passé de cette très jeune nation.

Celui-ci est en majeure partie constitué des anciens édifices de la villes qui ont été déplacés et rassemblés pour recréer un petit village.

Le haut de la photo, c’est l’église et le bas le logement du cantonnier. Celui-ci étant amené à se déplacer fréquemment suivant l’avancement de son chantier sur les routes, son logement était mobile. L’ancêtre de la camionnette-à-tout faire quoi !

Et puis bien sûr, il y a l’ancienne école qui, nous en sommes sûrs une fois de plus, réjouira les nombreux (et discrets eux aussi) enseignants qui nous lisent (ils peuvent d’ailleurs faire aussi partie des amateurs de deux roues discrets).

Cette vielle voiture n’était pas dans le musée mais garée au bord de la rue à Greytown, du coup je place la photo à ce moment de mon article et je dis : pourquoi pas ?

Nous avons repris la route vers Hastings lors d’une matinée humide en faisant bien attention de n’écraser ni des kiwis ni des facteurs, deux espèces en voie d’extinction, mais pour des raisons différentes.

A Hastings le soleil était de retour et nous avons pu voir dans le ciel à côté de la tour de l’horloge la sculpture “Suntrap” de Neil Dawson (déjà l’auteur d’une sculpture qu’on avait photographié à Christchurch) et au pied de cette même tour la sculpture “Chloe & Friends” de Gary Hebley représentant des moutons.
Et comme il faisait beau, on a été faire un tour au marché, goûter des bonnes choses au son de la musique comme toujours.

Un passage au parc nous a rassuré quant à l’amour que portent les néo-zélandais à ce sport totalement abscons pour les néophytes que nous sommes, le cricket.

Nous avons été voir la vue du haut d’un “lookout” puis nous sommes allés manger au bord de la mer.

On avait une très belle vue, mais on s’est senti un peu à l’étroit dans la camionnette-à-tout-faire quand on a vu les autres véhicules !

Nous ne pouvions pas passer dans le coin sans nous arrêter à Napier qui avait été une de nos villes coup de cœur lors de notre premier séjour sur l’île du Nord, il y a maintenant 4 ans.

Cette ville d’actuellement 62.000 habitants a été ravagée par un tremblement de terre le 3 février 1931.
D’une magnitude de 7,8, ce tremblement de terre est le plus meurtrier de l’histoire de la Nouvelle-Zélande car il provoqua la mort de 256 personnes.
Une grande partie du centre de la ville fut rasée puis reconstruite dans un style art déco.

Cette caractéristique de son architecture en fait maintenant l’une des villes les plus touristiques du pays.
L’Art déco est le premier style à avoir eu une diffusion mondiale et tire son nom de l’Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes qui se tint à Paris en 1925.

Ordre, couleur et géométrie sont les caractéristiques essentielles du style Art déco, en opposition aux volutes et formes organiques de l’Art nouveau.

Mais Napier ce n’est pas que des maisons de style Art déco, il y a aussi, comme partout dans le pays, de magnifiques maisons en bois qu’on adore aussi.

Et puis il y a d’autres formes d’art, dans les musées (encore merci à l’adorable monsieur de l’accueil du Creative Art qui nous a gentiment fait la monnaie en discutant avec nous) et dans la rue.

Et puis de l’art industriel avec des vieilles voitures superbes.

Il y a aussi des arbres qu’on ne connaît pas (les feuilles de l’arbre de gauche sont détaillées en haut à droite) et des fleurs qu’on connaît bien.

Et puis il y a des choses moins banales comme le téléphone public qui ne sert qu’à appeler la police (ça en fait pratiquement le plus petit commissariat du monde, non ?) et une mobylette électrique dont on a pu apprécier le pouvoir de séduction qu’il conférait à son conducteur auprès de la gente féminine de plus de 70 ans (c’est une arme redoutable, il faudra s’en rappeler le moment venu si Alzheimer le permet).

Tout ça pour dire que notre deuxième passage par Napier a confirmé notre coup de cœur pour cette ville !
Nous avons repris notre route qui nous a amenée sur les rives du lac Taupo.

Le lac Taupo est le plus grand lac de Nouvelle-Zélande, avec une surface de 616 km2, et c’est la caldeira inondée du plus grand volcan de la zone.

On y pratique différents sports nautiques, comme le cerf-volant parachute tracté par un bateau et on y trouve encore un arbre inconnu de nous (n’hésitez surtout pas si vous avez des idées).

On y trouve aussi deux vacanciers relax très contents d’être là !

Cette photo a deux fonctions. D’une part, prouver que l’un des deux vacanciers est toujours en tongs et, d’autre part, faire plaisir à un de nos discret lecteur qui en fait collection.

Dans la catégorie, on repasse dans des coins qu’on connaît déjà, il y a Waikite Valley.

Ce qui fait la réputation de cet endroit, c’est sa rivière ou l’eau coule à 98° Celsius ce qui explique la fumée omniprésente au dessus de l’eau. On voit aussi un dépôt calcaire important sur les berges.

Du coup, l’eau est captée puis refroidie par des systèmes de cascades pour atteindre des températures plus supportables. C’est ainsi que notre camping bénéficiait du complexe aquatique le jouxtant, composé de plusieurs bains de différentes températures (de 33° à 42°) dans lesquels on peut sereinement méditer sur des sujets de première importance comme le sens de la vie ou l’intérêt des vacances par exemple.

Puis nous nous sommes dirigés vers Rotorua. Rien de notable sur le trajet à part une boite aux lettres sympa et un habitant du cru qui ne l’était pas moins.

Rotorua est une ville de 72.000 habitants réputée pour son activité géothermique et sa culture maorie.

La ville est très fleurie mais peine à faire oublier l’odeur de souffre (au sens propre!) qui flotte dans l’air.

Nous avons fait un tour au Blue Lake qui ce jour-là était plutôt gris et nous avons vu ce charmant panneau, qui croyions-nous, nous enjoignait de ne pas écraser les petits cannetons.

Que nenni ! Il s’agissait plutôt de ne pas se faire écraser par l’engin bizarroïde servant au “Rotorua Duck Tour” en l’occurrence le “Duck 2” !

NB. Même en me payant très cher, il n’est pas envisageable que je monte un jour dans un truc sur lequel il est écrit Duck Tour, on a sa fierté quand même (et puis des malveillants pourraient faire circuler des photos).

Allez maintenant c’est l’heure du test ornitho !

Et puis encore d’autres. Alors on sait que le premier c’est une mouette mais pourquoi y en a-t-il certaines qui ont les pattes et le bec rouge alors que d’autres ont le bec et les pattes noires ?

Merci d’avance à notre consultant attitré de nous éclairer encore une fois de son savoir (en plus on sait que tu aimes ça, chercher le nom des oiseaux).

 

PS : Quelques petites remarques en images

Quand ils campent, les néo-zélandais ne rigolent pas !

Quand ils déménagent, les néo-zélandais n’aiment pas faire les cartons !

Pas bête le porte-cannette sur le caddie de supermarché, ça évite la déshydratation !

Les néo-zélandais adorent les saucisses !

Vu a l’arrière d’une caravane. Belle devise !

Ici, les prises de courant sont toutes munies d’un interrupteur. On s’y fait.

Vu au musée de l’illusion. Tu as l’illusion que tu vas boire deux bières.

Cette année c’est sûr, ils ne me la piqueront pas la caravane !

Allez, Topette !

Ice, Wet and Hot !

Ice, parce qu’après notre visite au pays de l’illusion, nous allons voir de près un glacier !

Pour cela, nous partons de Wanaka dans la valeureuse camionnette-à-tout-faire en direction de l’ouest afin de rejoindre ce qu’ils appellent ici la West Coast.

Comme toujours, les paysages traversés sont somptueux et les couleurs incroyables.

Nous faisons quelques pauses en route notamment pour voir les “Blue Pools” en haut à droite sur la photo qui s’atteignent après une marche d’environ 3O minutes mais c’est très loin d’être plat !

Au détour de la route nous apercevons enfin la mer de Tasman, qui borde toute la côte ouest.

C’est sauvage, c’est beau, on dirait la Bretagne !

Après une bonne nuit de sommeil, nous nous dirigeons vers le Fox Glacier. Pour parvenir à le voir, il faut parcourir un sentier raide, souvent très raide, parfois très très raide ! Et même des fois dangereux…

Enfin on atteint le glacier qui s’étire sur 13 km. Sa particularité est de descendre pratiquement au niveau de la mer (300 mètres d’altitude), ce qui le rend très accessible.

Après deux siècles de retrait, le Fox s’était remis à avancer en 1985 et a alors connu une période de près de 25 ans pendant laquelle il progressa, parfois jusqu’à un mètre par semaine, se rapprochant de la mer de Tasman. Actuellement il est en fort recul, le réchauffement climatique le condamnant à terme.

Par contre, niveau climat on peut voir sur les photos que c’était gris mais on s’en tire plutôt bien, notre randonnée de deux heures ayant été épargnée par la pluie qui tombe ici 178 jours par an.

Wet, car notre prochain arrêt prévu à Punakaiki pour voir les “Pancake Rocks” se fera sous la pluie !
Il faut savoir que les néo-zélandais, qui ne manquent pas d’humour, ont surnommé la “West Coast” la “Wet Coast” mettant ainsi en avant l’humidité qui règne sur cette côte, d’ailleurs assez peu peuplée et où les moutons ont cédé la place aux bovins.

Étroites et stratifiées, les formations rocheuses qui s’élèvent à Dolomite Point, un peu au sud de Punakaiki, sont des couches de sédiments et de calcaire dont la forme est due à l’érosion.

Pendant 30 millions d’années, des couches de calcaire et de débris marins se sont accumulées les unes sur les autres, donnant naissance à ces falaises hors du commun qui ressemblent étrangement à de gigantesques piles de crêpes typiques des États-Unis.

Un Blue Penguin ? Non, une Blue Martine sous la pluie !

Après une nuit passée à Westport, nous nous dirigeons vers le Cape Foulwind dans la Tauranga Bay toute proche.

Coup de chance il fait soleil, ce qui rend la West Coast beaucoup plus belle. On se dépêche donc de faire la petite randonnée qui mène au cap avant que ça ne change, car il est possible d’avoir les quatre saisons plusieurs fois par jour dans le coin.

Tiens ! Un weka, ou plus précisément un râle wéka, actuellement en déclin.
C’est un oiseau endémique de Nouvelle-Zélande ayant la particularité d’être incapable de voler. Ses ailes lui servent uniquement à se propulser lorsqu’il saute, grimpe sur des branches basses ou se bat avec ses semblables, créant un nuage de poussières afin d’aveugler l’adversaire.
En revanche, il marche rapidement. C’est également un excellent nageur, pouvant se déplacer ainsi sur de longues distances en zones humides, parfois même en mer.
Il s’aide de son bec pour retourner galets, algues, amas de feuilles, sous lesquels il cherche de petits invertébrés.

Et puis si on vient au Cape Foulwind, c’est surtout pour observer la colonie d’otaries à fourrures (les oreilles on vous a déjà dit !) qui y a élu domicile.
Nous les otaries c’est notre truc depuis les îles Galápagos, on ne s’en lasse pas.

Qu’est-ce qu’elle a ma moustache, elle est pas belle ma moustache ?

Nous mettons cap au nord direction Motueka “au sommet” de l’île du Sud.

La montagne dans le lointain semble parée d’or sous l’effet des genêts en pleine floraison.
Un passage à Kaiteriteri nous permet de voir une belle plage et un échassier dont on ne sait rien.

La Team Topette ! compte sur les insoupçonnées et néanmoins impressionnantes connaissances de Christophe (notre expert en ornithologie) pour être éclairée sur cette bestiole au long bec.

Non loin de là, dans l’Abel Tasman Park on peut voir une curiosité surnommée le Split Apple Rock.

Comme son nom l’indique cette roche ressemble à une pomme coupée en deux. Elle se trouve dans l’eau et n’est accessible qu’en bateau.
On peut atteindre la petite plage (découverte à marée basse) qui se trouve en face, à pied au terme d’une randonnée qui nous a permis de voir de jolies fleurs dont nous ne connaissons pas le nom.

Si un lecteur féru de botanique se dévoue pour nous renseigner, nous en serons ravis.

Puis nous poussons jusqu’à Nelson ou c’est jour de vide-grenier. On n’a pas de grenier dans la camionnette-à-tout-faire donc rien à vendre, et on n’a pas trop de place non plus, donc rien à acheter.
Par contre les veilles voitures du musée de Nelson étaient de sortie et ça rutilait sous le soleil.

Un vieux pick-up Dodge avec un nez superbe.

Et puis Hot, car au détour d’une rue dans la ville on tombe sur des hot rods (sans Barrie Masters, les connaisseurs comprendront).

Un Hot rod est une automobile de collection restaurée et modifiée généralement à base des premières voitures américaines des années 1920 aux années 1950, avec pour modèles de prédilection les premières Ford.

On mettrait facilement trois texans dont deux barbus dans celle-ci, non ?

Allez, une dernière pour la route.

Celle-là était garée à Havelock, petite bourgade connue pour sa production de grosses moules vertes.
Nous nous sommes arrêtés au Mussel Pot, restaurant réputé pour cette spécialité, afin de goûter ce met délicat.

L’endroit est facile à trouver, ils ont mis une gamelle de moules sur le toit !

On a pris un plat pour deux (une vingtaine de moules en tout) qui était un assortiment de différentes façons de cuisiner les moules (fumées, à la crème, en croquettes, en beignet, marinées etc..).
C’était succulent et amplement suffisant pour deux !
Très bonne adresse, si vous passez dans le coin, n’hésitez pas à vous arrêter.

Quand à nous, nous sommes repartis vers Picton qui sera l’ultime étape de notre voyage à travers l’ile du Sud.

Toujours de belles couleurs, de beaux paysages et même une publicité qui, bien qu’un peu datée, me semble terriblement efficace…

En passant par Blenheim nous arrivons à Picton. Pour le plaisir de notre expert ornithologue, quelques oiseaux locaux.

Voilà, nous sommes arrivés au bout de notre balade sur la superbe île du Sud de la Nouvelle-Zélande qui nous a ébloui et c’est le port de Picton qui nous verra embarquer avec notre fidèle camionnette-à-tout-faire vers l’île du Nord que nous sommes impatients de retrouver.

C’est chouette de repartir en vacances quand les vacances sont finies !

Allez, Topette !

Juste une illusion

Profitant d’un après-midi moins jeune, ou pluvieux c’est selon, nous allons tenter de mettre à jour le blog qui a pris pas mal de retard.
Quittant la région des fjords, nous contournons la montagne pour rejoindre Queenstown en repassant par Te Anau, car il n’y a pas d’autre route possible.

Quelques arrêts s’imposent naturellement aux “lookout” (point de vue en français) qui jalonnent la belle route qui nous emmène à Queenstown.

On ne s’en lasse pas de ces trois couleurs dominantes : vert pour les pâturages, blanc pour la neige les moutons et les quelques nuages, bleu pour les lacs et le ciel !

Un peu partout sur l’île du sud on a vu des élevages de moutons, vaches, bœufs et aussi un animal moins courant, le cerf (dans certains cas des wapitis).

On a été un peu surpris de voir de grands troupeaux de ces cervidés brouter l’herbe d’immenses pâturages.
Principalement élevés pour leur viande, ils le sont aussi pour leur bois. Les ramures poussent tous les ans et elles sont coupées (sous anesthésie !), gelées puis vendues. Le “velours” est prélevé sur les bois et est utilisé pour ses vertus médicinales, contre l’hypertension et l’arthrite (en Asie). Il est possible d’en récolter jusqu’à 10kg par an et par animal ! Heureusement qu’on voyage, on apprend plein de choses qu’on peut partager… Et vous ne serez pas étonnés de voir plein de cerfs en Nouvelle Zélande ! (clin d’œil à Fab et Isa).

Nous voilà à Queenstown, ville d’environ 11000 habitants située au bord du lac Wakatipu.

Cette ville s’est spécialisée dans les sensations fortes telles que le saut à l’élastique (inventé ici) le rafting, le hors-bord, le parapente, le parachute, etc… Elle est surnommée la capitale mondiale de l’aventure.
En saison c’est aussi une station de sports d’hiver réputée.

Il est possible de faire des croisières sur le lac Wakatipu à bord du TSS Earnslaw, un bateau à vapeur datant de 1912.
Il a été livré la même année que le Titanic mais lui n’a jamais coulé et assure le transport des passagers sur le lac Wakatipu depuis un siècle. L’équipage alimente sa cheminée avec une tonne de charbon toutes les heures !

C’est le dernier navire de son genre en activité dans l’hémisphère sud et il a fait une petite apparition au cinéma dans le dernier Indiana Jones.

On a hésité entre les diverses activités qu’on avait vues, avec une petite attirance pour une table tout confort à gauche sur la photo (chauffage + plaid, ça doit pas être mal !).

Finalement on s’est contenté du plaisir des yeux dans cette ville, il faut bien le dire un peu artificielle.

A l’heure du repas, nous avons fait halte chez Fergburger. Ce fast-food se vante de servir les meilleurs hamburgers de Nouvelle-Zélande et même du monde. Il est ouvert de 8 heures 30 jusqu’à 5 heures le matin suivant.

On s’est donc dévoué, et on a testé pour vous le Fergburger Deluxe (on ne se refuse rien..).
Le burger est gros et il est excellent de l’avis unanime de la Team Topette ! Donc quand vous passerez dans le coin, n’hésitez pas, on vous le recommande.

Un truc qui nous plait beaucoup ici, ce sont les boîtes aux lettres.

Souvent regroupées (ça doit simplifier le travail du facteur) elles sont souvent décorées, voire bricolées, par leurs propriétaires. C’est sympa à voir (et encore on ne vous à pas mis toute la rangée).

De Queenstown en longeant le lac Wakatipu on atteint facilement la petite bourgade de Glenorchy.

Cette route est une des plus belle route de l’Île du Sud, on a envie de tout photographier !

Le lac, la montagne, la neige, le reflet ….

La neige, le lac, le reflet, la montagne …

La montagne, le lac, le reflet, la neige …

Le reflet, la neige, la montagne, le lac ….

Allez, on arrête là ! Ah si, l’eau aussi ça le fait bien.

Avec tout ça on n’avance pas vite mais on finit quand même par arriver à Glenorchy qui n’est finalement qu’à une cinquantaine de kilomètres de Queenstown.

Il parait que Glenorchy produit un excellent whisky qui porte son nom, mais on n’a vu ni distillerie ni bouteille de whisky à vendre. Serait-ce une légende néo-zélandaise ?

A défaut on a vu des arbres qui poussent dans l’eau, des montagnes, des palmiers et encore un oiseau inconnu.
Amis amateurs d’ornithologie, n’hésitez surtout pas à nous éclairer comme vous savez si bien le faire !

Et puis c’était jour de fête à Glenorchy.

Il y avait un petit marché animé par deux musiciens. On vous fait profiter du live, bande de petits veinards !
Sous un superbe soleil, on en redemande !

Le lendemain, départ pour Wanaka avec un arrêt à Arrotown, ancienne ville d’exploitation aurifère située sur les rives de la rivière Arrow, d’où son nom.

A 300 mètres du centre du village on trouve les ruines de l’ancien campement bâti par les immigrants chinois d’Arrowtown. Quand le volume d’or trouvé dans la rivière a commencé à diminuer, pour que le village ne devienne pas fantôme, on fit venir par bateau des Chinois en leur faisant miroiter les pépites d’or.
La famine qui sévissait en Chine à l’époque et la perspective de rentrer au pays fortune faite suffirent à convaincre 5000 pauvres bougres de s’expatrier. Réputés travailleurs, les Chinois sont parqués en dehors du village, en raison de ce qu’il faut bien appeler une ségrégation raciale.

Le village en lui-même fut fondé durant la grande ruée vers l’or de 1862. Il en a conservé un côté “Far West” assez prononcé, et 70 constructions datent de cette époque.

Et une photo de la poste, pour notre postier préféré !

Non prenons ensuite la destination de Wanaka pour y passer la nuit.

Toujours quelques beaux paysages et une petite église remarquée à Cardrona lors de notre pause déjeuner dans la camionnette-à-tout-faire.

Wanaka est une petite ville située au bord du lac éponyme.

On ne se plaint pas de la vue qu’on a du lit (photo en bas à gauche) même si, visiblement certains ont aussi une belle vue dans leur belle voiture !

On se rend rapidement compte, encore une fois, que la signalisation néo-zélandaise est bien faite et ne laisse rien passer.

Mais Wanaka est célèbre pour deux choses.
La première est ce qu’on appelle ici le Wanaka Tree et qui est, parait-il, l’arbre le plus photographié de Nouvelle-Zélande.

On a fait comme tout le monde, clic-clac merci Kodak.
Du coup ça fait monter le score de photographies, bien joué les kiwis !

La deuxième chose qui rend Wanaka célèbre est la Puzzling World.

Le Puzzling World est un petit parc d’attractions avec un labyrinthe (bof) et des salles sur l’illusion d’optique.
Cette partie était la plus intéressante et la plus ludique.

Par exemple, combien voit-on d’animaux sur le dessin de droite et sont-ce des colonnes ou des personnages à gauche ?

Le tricot de face ne laisse rien voir, il faut regarder de biais pour que se révèle le portait d’Einstein.

La question est dans le tableau. Les non-anglophones peuvent prendre un dictionnaire ou se faire aider par un voisin anglais, bloqué en France par le brexit.

Et une dernière pour la route qui, la Team Topette ! n’en doute pas, fera bien rigoler en France.
C’est pas tout ça, mais on a le spa qui nous attend …

Allez, Topette !