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Cambodge, Angkor et Angkor…

Après un passage de frontière Laos-Cambodge un peu tendu à cause du refus de la corruption, nous voici arrivés au Cambodge et plus précisément à Strung Treng. Pas de photo, il n’y a rien à voir, même pas l’eau chaude dans l’hôtel (d’un autre côté ils sont honnêtes, ils le disent).

Nous voilà donc dans une camionnette en direction de Siem Reap, base logistique pour tout voyageur désireux de visiter les temples d’Angkor. Après avoir posé nos sacs dans une sympathique guesthouse reprise depuis trois mois par un couple de français gentiment sexagénaire et à qui nous souhaitons de réussir leur acclimatation, nous voilà partis en Tuk-tuk (loué avec son chauffeur pour la journée) à l’assaut des temples.

Alors il faut le dire, même sous ces latitudes, le Tuk-tuk au petit matin pendant une heure c’est un peu frisquet. Faut dire qu’on est à l’air libre un peu comme dans un cabriolet en fait (heureusement on s’était entrainé avant de partir).

Mais à l’arrivée, la visite du temple de Banteay Srei nous a vraiment émmerveillé. C’est un des temples les plus éloignés de la ville sur ce site immense dont l’Unesco a classé 400 Km2  au patrimoine mondial de l’humanité.

banteay srei

Banteay Srei est appelé le temple des femmes à cause de la finesse de ses sculptures laissant supposer qu’elles ont été réalisées par des femmes.

statues

Malraux, à l’âge de 22 ans, avait d’ailleurs essayé d’en voler des bas reliefs pour en tirer profit. Il fut arrêté et condamné ce qui ne l’empêcha pas de devenir ministre. Déjà à l’époque un casier judiciaire chargé était un plus sur le CV d’un ministre !

banteay srei 2

Puis nous sommes allés à Ta Phrom, célèbre pour avoir accueilli le tournage du film Tomb Raider. Malheureusement Lara Croft n’était pas là !

ta phrom 2

On s’en est vite remis d’autant que ce temple là aussi est superbe. Il est comme beaucoup en cours de restauration et les fromagers, ces arbres aux racines qui s’immiscent entre les pierres et font s’écrouler les temples sont majoritairement arrachés.

ta phrom 3

Parfois une tête enserrée dans les racines donne une image surprenante.

ta phrom

Puis, toujours dans notre fidèle Tuk-tuk nous voilà arrivés à la ville fortifiée d’Angkor Thom qui abrite plusieurs temples.

Angkor Thom

Toujours et partout des sculptures, rien n’est laissé brut. C’est un travail titanesque qui a été réalisé.

Angkor Thom 2

Le temple le plus connu d’Angkor Thom c’est le Bayon, mondialement célèbre pour ses têtes de bouddhas regardant les quatre points cardinaux. Il y en a 216 au total qui ont l’air toutes différentes. On ne sait plus où donner de la tête !

Bayon

Et pour finir, le plus connu d’entre tous : Angkor Wat, l’emblème du Cambodge. Ses tours sont d’ailleurs représentées sur le drapeau du pays.

Angkor Wat

Bizarrement, ce n’est pas celui qui nous a le plus emballé même s’il est le plus grand. On a trouvé qu’il était moins détaillé que le Banteay Srei que nous avons vu en premier et moins majestueux que le Bayon.

Ankor Wat 2

Un dernier regard sur les tours qui se reflètent dans le lac aux lotus avant de reprendre le Tuk-tuk en direction de notre guesthouse.

Angkor Wat 3

 

Comme on vous le disait, pour visiter Angkor il est nécessaire de loger à Siem Reap qui est la ville la plus proche. Cette ville de 175 000 habitants est donc pleine de touristes comme nous, mais cela n’empêche pas qu’elle reste une ville cambodgienne avec tout le charme de ses marchés.marche

C’est toujours rigolo de voir les marchandes assises sur le comptoir en train de découper la viande ou d’écailler le poisson. Un petit coup de fatigue ? Hop on accroche le hamac pour une petite sieste réparatrice. marche 2

Allez, ce soir on se fait un poisson séché, une mygale ou un petit serpent ? Bon appétit !

On a repris une camionnette direction la capitale Phnom Penh que nous avons atteint après 6 heures de routes qui parfois ne sont pas loin de nécessiter un 4X4.

Une fois installés nous avons été visiter le palais royal, un des principaux monuments de la capitale.

palais

En effet le Cambodge est une royauté et comme tout roi qui se respecte celui-ci a le culte de la personnalité. Tout les matins en faisant ouvrir les fenêtres de son palais, il peut voir çà :

roi

Et en plus d’être beau gosse, c’est un cœur à prendre ! Si ça en intéresse on peut donner l’adresse.

Mais l’histoire du Cambodge n’a pas toujours été un long fleuve tranquille. En effet la sinistre période de Pol Pot et de ses Khmers Rouges partisans d’un communisme radical a laissé des traces.

Nous avons visité une prison appelée S21 qui rappelait cette partie de l’histoire cambodgienne où tous les citadins étaient déportés à la campagne laissant des villes fantômes où il ne restait que des prisons qui étaient aussi des lieux de torture.

camp 1

On y voit les cellules, les salles d’interrogatoires la potence et le cimetière. A l’entrée le règlement est affiché.

camp 2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il est à noter que Pol Pot était venu faire ses études en France ainsi que nombre de ses ministres qui étaient majoritairement enseignants. C’est sans doute pour cela qu’ils fermèrent les écoles et les transformèrent en prisons. Supprimer le droit que chacun a de s’instruire est souvent la première décision des dictateurs.

Le résultat est que maintenant le Cambodge manque cruellement de gens instruits pour se reconstruire. La visite de ce site n’est pas inutile, elle permet de se rappeler qu’il faut se méfier des extrêmes de tous bords, qu’ils soient idéologiques ou religieux, civils ou militaires. Ils finissent bien souvent en dictatures.

Après cette visite, retrouver le spectacle permanent de la rue est un vrai plaisir.

rue

 Les Tuk-tuk (qui sont différents suivant les pays), les petits stands de nourriture de rue, le ramassage scolaire à scooter et la station service (ici c’est dans des bouteilles de Pepsi, en Indonésie dans des bouteilles d’Absolut Vodka, est-ce que cela a une signification cachée?).

Et puis toujours des trottoirs qui servent de boutiques. Parfois c’est décoiffant ou des coiffants !

coiffeur

La capitale cambodgienne était pour nous une étape obligée pour faire nos visas vietnamiens. C’est chose faite alors on saute dans un bus et se retrouve là-bas.

Allez, Topette !