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Sydney m’était conté

Après un road-trip de 5440 kms qui nous a vu longer la côte est de l’Australie de Melbourne à Cairns pendant 28 jours, 3 heures d’avion nous ont ramenées en arrière de 2500 kms.

Nous voici donc à Sydney, ville la plus peuplée d’Australie avec environ 4,8 millions d’habitants. Ce n’est cependant pas la capitale du pays, sa rivalité avec Melbourne ayant fait choisir Canberra comme voie de compromis pour éviter de froisser les susceptibilités des habitants de ces deux grosses villes.

Nous logeons dans un charmant appartement d’une petite rue bordée de jacarandas en fleurs au bord de la Rushcutters bay. Il nous semble immense après pratiquement 2 mois passés dans les 4,67m2 de la camionnette-à-tout-faire !

appartement

Nous somme donc devenus de parfaits Sydneysiders comme on appelle ici les habitants de cette grande ville.

On vous le dit de suite, autant nous n’avions pas été emballés par Melbourne autant nous le sommes par Sydney qui figurera sûrement en bonne place au hit-parade de nos villes préférées !

Cette ville réunit le charme des maisons relativement anciennes, rappelant par instant les rues londoniennes, avec la froide beauté des immeubles ultra-modernes de la city. Le tout au bord d’un ensemble de baies qui se touchent et qui ont chacune leur propre identité.

ville

Les promenades sont donc diversifiées et, avec le beau temps de ce début d’été, très agréables dans cette ville cosmopolite où plus de 250 langues sont parlées et où près d’un habitant sur trois parle une langue autre que l’anglais.

immeubles

Nous avons flâné dans le plus vieux quartier de la ville qui s’appelle “The Rocks” et que ses habitants aimeraient bien voir échapper à l’appétit des investisseurs.Rocks

Il se situe juste au pied du mondialement célèbre Harbour Bridge inauguré en 1932 et auquel les habitants de Sydney sont très attachés. C’est le pont le plus large du monde avec ses 48,80 mètres et il permet le passage à la fois des voitures du train et des piétons le tout à 134 mètres au dessus de l’eau.

pont 2

Une des attractions majeures de la ville est le “BridgeClimb” qui consiste en une promenade sur les arches du pont. A réserver aux insensibles à la peur du vide (et à celle du vidage de porte-monnaie !)

pont marche

Le non moins célèbre opéra inauguré en 1973, après 16 ans de construction, avec sa toiture imitant un voilier pour les uns ou un coquillage pour les autres lui fait face sur l’autre pointe de la “Sydney Cove” .

opera

On doit ce bâtiment à l’architecte danois Jorn ULTZON et la toiture est composée de tuiles de céramique blanche qui brillent au soleil.

opera 2

On peut réunir ces deux emblèmes de Sydney sur la même photo en allant à l’endroit ou nous avons croisé le Président français en train d’œuvrer pour le pays (on ne l’a pas vu prendre de photo, lui !).

pont

Au fond de la “Sydney Cove” se trouve le terminal des nombreux ferrys qui sillonnent continuellement les différentes baies comme des autobus des mers.

ferry

Nous en avons d’ailleurs pris un qui nous a emmené jusqu’au quartier de “Darling Harbour”, devenu un haut lieu de shopping, restauration, sorties et amusement de la ville. La aussi comme partout dans les parcs de la ville à l’heure du déjeuner on peut croiser bon nombre d’australiens qui courent. D’autre déjeunent sur les pelouses (qui sont loin d’être interdites comme en France) et on en a même vu qui jouaient au ping-pong avec le costume-cravate (sans la veste quand même !) et d’autres qui soulevaient de la fonte.

cool

Ce côté décontracté est d’ailleurs ce qui les différencient des habitants de Melbourne que nous avions trouvés beaucoup plus pressés et affairés comme des bons parisiens quoi !

velo

Il est beau ce cycliste avec son casque pastèque, non ? Par contre je ne suis pas certain que le vélo soit hyper pratique à manier… Question d’habitude sûrement.

Un des traits caractéristiques des australiens que nous avons vus partout lors de notre périple, c’est le fait de porter majoritairement des uniformes ou tout au moins des tenues qui les identifient à l’entreprise pour laquelle il travaillent. Et ça commence à l’école visiblement…

ecoliersSydney est un port, et dans tous les ports il y a des marins (qui chantent ?). Au début on croyait qu’ils s’étaient mis a sécher mais non, en fait il étaient en train de s’amuser avec leur voiles ! Chacun ses plaisirs…marins

Au moins un plaisir que nous avons en commun avec eux est celui des voyages et nous avons trouvé au coin d’une rue à côté d’une fontaine rafraichissante une pancarte nous rappelant que nous étions à plus de 16000 kms de la France.

fontaine

La route du retour est heureusement encore longue et sûrement pleine d’agréable découvertes à faire ! Nous commençons par prendre le métro pour retrouver notre appartement et demain nous prenons l’avion pour changer de continent et commencer la visite de l’Asie par Bali.

nous

Yzontypasbonneminelesdeuxvoyageurs ?

Allez, Topette !

Drôles d’oiseaux

Un billet spécial volatiles aujourd’hui pour vous présenter divers oiseaux que nous avons rencontrés en Australie.

Comme le reste de la faune du pays, il faut vraiment venir ici pour voir des oiseaux en liberté qu’on ne rencontrerait qu’en volière ou au zoo chez nous.

oiseaux

De jolies tourterelles aux yeux bleus ou à houppette, des pies (mais pas les mêmes) et des échassiers qui se promenaient tranquillement à côté de la camionnette.

oiseaux 2

Je ne me souviens plus du nom de l’oiseau à crête rose (???) mais on a bien vu le martin pêcheur (ou Kookaburra), oiseau emblématique du pays, qui est bien apprécié car il est carnivore et chasse les serpents. Au détour d’une petite route, un dindon s’est fait beau pour qu’on ne l’écrase pas, et au bord de l’océan une mouette se faisait entendre pour qu’on ne lui pique pas sa place ! D’ailleurs on n’a jamais vu et entendu autant d’oiseaux qu’ici, et ils commencent alors qu’il ne fait même pas jour !!!!

2 autres spécimens de la même famille…

spatule et ibis

L’oiseau spatule, assez rare à rencontrer mais très bizarre avec son bec aplati, et l’ibis à cou noir. Ce dernier est lui très présent, il essaie de trouver de la nourriture partout, même dans les poubelles et sur les tables des restaurants. Pas vraiment farouche l’animal !

Les premiers à se réveiller (et à se coucher) sont sans doute les nombreux perroquets qu’on rencontre partout, même ici sur le rebord de la fenêtre de l’appartement qu’on a loué à Sydney.

parrots

Le soleil doit influencer la couleur de leur plumage…

Mais, là, attention, on va aborder un sujet auquel Georges tient particulièrement. L’histoire commence en 2012 lors de notre voyage aux Seychelles où nous nous baguenaudions tranquillement sur les petites routes de l’île principale de Mahé (tranquillement car Georges conduisait pour la première fois à gauche avec le volant à droite). De toute façon ça n’a pas d’importance car tout à coup je l’ai vu freiner d’urgence et s’arrêter au milieu de la route et d’un virage pour prendre en photo cet oiseau…

martin triste

… qu’il avait repéré depuis quelques jours ! C’est un oiseau qui se promène (oui il marche beaucoup) souvent au milieu de la route. Alors, allez savoir pourquoi, et n’ayant jamais rencontré cette bête avant, Georges l’a appelé “l’oiseau jaune”. On a rapporté pas mal de photos de lui de nos 10 jours passés là-bas…

Mais on n’e l’a plus revu nulle part ensuite dans nos différents voyages, ni en Amérique du sud. Mais, un jour, à Tahiti (puis en Nouvelle Zélande et en Australie), voilà le retour de l’oiseau jaune ! Et là Georges s’est lancé dans des recherches encyclopédiques ( faut bien se documenter) pour apprendre que l’oiseau jaune était en fait un Martin triste !

Le Martin triste aime vivre en groupe mais , nous, on l’a le plus souvent rencontré en couple. S’il a été introduit dans différentes îles de l’hémisphère sud c’était surtout pour protéger les récoltes des sauterelles et autres insectes. Mais il s’est tellement bien installé qu’il a tout bouffé et il est considéré maintenant comme une espèce invasive. Par contre cet oiseau assez familier à l’état sauvage s’apprivoise sans difficulté et apprend même facilement à parler et à contrefaire le cri des animaux !

Maintenant le problème que Georges se pose est celui-ci : comment faire venir un couple de “Martin triste” au Jardin des Plantes à Angers ? Si vous avez des idées…

Bon sinon, j’ai subi un nouveau freinage-calage avec la camionnette la semaine dernière mais sur la berne ce coup-ci et pour la bonne cause. Nous avons vu et photographié un animal qui devient de plus en plus rare (pour info, surtout pour ma cousine Gaëlle, c’était à côté de Mission Beach), un Casoar à casque !

casoar

C’est un oiseau qui mesure de 1,50 à 1,80 et qui peut peser jusqu’à 75 kg. C’est un animal solitaire avec une femelle dominante : c’est elle qui choisit le mâle avec lequel elle s’accouplera (Ne vous laissez pas faire les filles …Casoar !). Si deux animaux se rencontrent, le mâle se retirera devant une femelle ; s’il s’agit de deux mâles ils se défieront en grondant et en dressant leurs plumes jusqu’à ce que l’un des deux s’écarte.

C’était quand même impressionnant d’en voir un ailleurs que dans un zoo, il est beau mais extrêmement étrange cet oiseau !

Pour finir et pour l’anecdote, on a rencontré aujourd’hui à Sydney, un autre oiseau échappé de son nid mail il ne vole pas celui-là (encore que…), je veux parler du Hollande en vadrouille !

hollande

Et oui, même à l’autre bout du monde, il nous a retrouvé, on peut pas être tranquilles !

Allez, Topette !

Brisbane, crocodile dundee and co !

3ème ville du pays en terme de population (un peu plus de 2 millions d’habitants), Brisbane, située sur le fleuve éponyme, est la capitale du Queensland, dernière région que nous traversons avec notre camionnette-cuisine-chambre à coucher et plus si affinité !

Cette importante ville portuaire située à 950 Kms au nord de Sydney servit pendant la deuxième guerre mondiale de quartier général à Douglas Macarthur qui commandait les forces alliées du sud-ouest du Pacifique.

Brisbane

C’est une grande ville paisible que nous avons abordée à l’heure du laitier, ce qui nous a permis de flâner sur les quais avant les grosses chaleurs et l’arrivée de la foule.

Il y avait même une camionnette-machine à café !

brisbane 2

On s’est passé du tour de grande roue pour voir les petits sauveteurs (deviendront grands…) s’entrainer sur la plage aménagée en centre ville.

sauveteurs

On ne risque pas de les perdre avec leur bonnet rouge ! Dans mes souvenirs c’était le maillot de bain qui était rouge (avec Pamella Anderson dedans…. ça débordait un peu d’ailleurs !).

Une journée bien plaisante que nous avons poursuivie en direction de Mapleton par une route de campagne agrémentée de beaux points de vue (lookout en australien !).

Mapleton

Près de là, une petite ville nommée Montville (on se croirait en Normandie avec les noms qui finissent par ville !) avec des maisons anciennes pour le pays (maximum 100 à 150 ans) et très pittoresques avec leurs bardeaux de bois et leurs balcons ouvragés.

Montville

C’est un lieu de ballade dominicale pour les australiens et donc on y trouve pas mal de boutiques. Il y a même une charmante jeune fille qui joue du violon pour acheter sa première voiture (qu’elle dit …). Pas sûr qu’elle dépasse le stade des balais d’essuie glaces !

déco

Par contre les poules auraient facilement trouvé une acheteuse collectionneuse !

Plus au nord nous avons franchi pour la deuxième fois lors de notre voyage le tropique du Capricorne, l’un des cinq parallèles indiqués sur les cartes terrestres. On l’avait passé dans l’autre sens en Argentine sans pouvoir nous arrêter car on était en bus.

Capricorne

En Australie il passe dans la ville de Rockhampton et il n’est pas facile à rater !

Comme on était dans le coin et que ça nous démangeait depuis un moment, on s’est dit “tiens et si on allait voir des crocodiles ?”. Coup de chance, il y avait une ferme d’élevage de ces sympathiques sauriens dans les environs ! On y est donc partis aussitôt dans notre camionnette fendant l’air.

crocos

Effectivement il y avait de nombreux crocodiles de différentes tailles. Les mâles sont nettement plus gros que les femelles comme on peut le voir sur la photo du bas à droite. Cette ferme n’est pas un centre de conservation mais bien une exploitation et il font de la reproduction et de l’élevage en vue de vendre la viande et la peau.

croco

Bien que grosses, ces bêtes sont incroyablement vives lorsque le soigneur leur jette un demi-poulet cru pour leur quatre heures (on a d’ailleurs vu un tas immense de poulets en attente d’être mangés derrière la ferme ).

Et comme la Team aime les défis, celui du portage de crocodile à mains nues a été relevé par chacun de ses membres !

martine croc

Même pas peur !!!!!! Trop forte la Martinette.

Georges croco

Bon, on s’était quand même assurés que le scotch entourant la mâchoire tenait bien et on s’est contenté d’un format raisonnable !

A plus tard pour de nouvelles aventures avec la camionnette à tout faire !

Allez, Topette !