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C’est la fin du Pérou !

Eh oui, le Pérou se termine pour nous. Avant de quitter Cuzco, nous sommes allés visiter deux lieux intéressants : les Salinas de Maras et le site archéologique de Moray.

Sur la route des Salinas de Maras, nous avons fait une pause dans une coopérative de fileuses de laine où nous avons pu voir une démonstration de teinture de laine d’alpaga (alpaca en queschua).

collageLaine

 

Au milieu d’un (encore !) magnifique paysage de montagnes, nous avons découvert un site pour le moins original et exceptionnel : les Salinas de Maras !

Salinas1

 

Des salines en pleine cordillère des Andes, avec plus de 4000 bassins dans un vallon à flancs de montagnes (on n’a pas compté…), les premiers datant des Incas !

collageSalinas

Une rivière salée coule de la montagne et le traitement est le même que celui du sel à Guérande sauf que celui de Maras n’est pas iodé !

Site impressionnant vu de haut !

salinas2

 

Nous poursuivons notre route jusqu’au site de Moray pour admirer un ingénieux système de cultures en terrasses inventé par les Incas !

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Ils ont fait des essais de cultures (de pommes de terre au début) en recréant artificiellement des climats différents suivant la profondeur des espaliers. La différence de température est importante : 20° entre le bas (le plus chaud) et le haut.

Ils ont construit 3 cirques qui équivalaient aux 3 principaux climats de leur empire pour adapter les cultures aux différentes régions de celui-ci. Malins les Incas !

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Un autre nom mondialement connu nous a attiré au Pérou, nom qui a fait rire des générations d’écoliers : le lac Titicaca, le lac navigable le plus haut du monde à 3810 m d’altitude !

Nous avons donc repris la route vers Puno, petite ville surplombant le lac et port d’embarquement pour les îles Uros.

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Les îles Uros sont des îles flottantes qui ont cette particularité d’être entièrement constituées d’une couche compacte de roseaux de 3m d’épaisseur.

Uros1

 

Tout sur ces îles est réalisé en roseau (ou totora) : maisonnettes, meubles et barques… ils en mangent aussi !

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Après cette ballade sur le lac Titicaca et avant de passer la frontière bolivienne, nous nous sommes promenés dans la petite ville de Puno.

Quelques instantanés…

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On en sait un peu plus sur les talents de constructeurs et d’agriculteurs des Incas (ils étaient bien aidés par le soleil et la coca quand même !!! ) mais on ne comprend toujours pas que des gens aussi intelligents n’aient pas inventé le chauffage central !

Voilà, le Pérou c’est fini, maintenant on est en Bolivie et on espère encore avoir de gros coups de cœur à vous faire partager !

Allez, Topette !

Machu Picchu, la cité perdue

Après 7 heures de fourgonnette, dont 3 heures de piste non goudronnée à flan de montagne, et malgré ce qui aurait pu s’avérer être une grosse galère, nous sommes arrivés juste à temps pour voir le soleil passer par dessus les montagnes environnantes et éclairer la cité inca du Machu Picchu.

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Les photos ne sont pas à la hauteur de la beauté de ce moment magique, mais pour le vivre pleinement il faut y aller (et se lever à 4h00 du matin, bonjour les vacances ….)

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Mais après on ne regrette rien tellement c’est beau !

La cité est construite au sommet d’une montagne de 2500 mètres d’altitude (dont elle tire son nom) et tous ses cotés donnent dans le vide par des pentes aménagées pour pouvoir cultiver essentiellement du maïs.

La terre arable nécessaire aux cultures a entièrement été apportée de la vallée (les incas sont-ils les diaboliques inventeurs de la brouette ?)

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Cette cité construite par les incas donc, était tombée dans l’oubli suite à la conquête espagnole du Pérou et ne fut redécouverte qu’environ 300 ans plus tard, en 1911, par un archéologue américain, Hiram Bingham.

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Les spécialistes ne sont toujours pas d’accord sur la finalité de cette immense construction (une capitale religieuse, une résidence d’un empereur ou un lieu de culte consacré au soleil …)

On estime la population de la cité à environ 1800 personnes au temps de sa splendeur.

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On voit ci-dessus les maisons d’habitation. Ces ruines sont très bien conservées malgré la pluie fréquente grâce à un système ingénieux d’évacuation des eaux pluviales.

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Une fois encore on peut voir que les incas étaient d’habiles bâtisseurs et qu’ils savaient tailler les pierres pour qu’elles s’assemblent de manière extrêmement précise.

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Les gradins permettant la culture en espalier ont nécessité des tonnes de pierres pour leur édification et sont vertigineux. La somme de travail pour la réalisation de cette cité à du être phénoménale.

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Mais le Machu Picchu n’est pas que minéral, on peut y croiser quelques animaux (qui y vivent de manière permanente ou seulement de passage !)

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Allez, une dernière pour la route mais on en a plein en stock, car à chaque progression dans le site on découvre un point de vue différent qu’on a envie de photographier !

La montagne pointue qui domine le Machu Picchu s’appelle Wayna Picchu. On y a la plus belle vue sur le site parait-il, mais seuls 400 visiteurs sont autorisés à en faire l’ascension chaque jour par mesure de préservation et de sécurité (dommage on n’avait pas pensé à réserver deux mois avant …).

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Bref, vous l’avez compris un des gros coups de cœur de ce début de voyage qui, nous l’espérons, en comptera beaucoup d’autres !

Allez, Topette  !

Cuzco, ville festive

Depuis une semaine nous sommes à Cuzco, et au mois de juin ici c’est la fête… ou plutôt les fêtes ! Religieuses, Incas, Fiestas de la ville… y’en a pour tous les goûts et de toutes les couleurs !

fêtes

 

On est arrivé en plein dans le Corpus Christi (si je puis dire !) avec la messe en plein air, sur la place des Armes devant la cathédrale de Cuzco. La fête dure 15 jours et les 14 paroisses sortent leurs saints ou saintes pour les présenter à la foule catholique.

messe

 

Des saints apparemment très lourds…

saintes

Mais qui ne sont pas tombés…

Après des feux d’artifices, des concerts de fanfares (ou bandas), des nuits certainement courtes pour les fêtards, on a pu profiter d’un répit pour visiter la ville.

vrac

 

Cuzco (3400 m au-dessus du niveau de la mer) est une très belle ville, bien sauvegardée, avec de magnifiques murs incas bien conservés (en même temps on ne voit pas comment ils pourraient s’écrouler vue la taille des pierres !), avec des petites ruelles très en pente qui essoufflent bien si on n’a pas l’habitude d’être en altitude !

pierres

Ils étaient très forts les Incas pour poser des pierres taillées, l’une a même 12 angles.

Et la nuit on a une superbe vue de notre  premier hôtel. 

nuit

La vue ne compensant pas l’absence de chauffage (les nuits sont aussi froides que les journées sont chaudes ! même les péruviens trouvent le temps “frio” en soirée…), nous avons déménagé pour un nid plus douillet.

Samedi c’était au tour des écoles d’art de défiler sur la plaza de las armas avec des chars de carnaval critiquant la société péruvienne et en défendant la culture.

carnaval

 

Nous avons quitté Cuzco pour une épopée de 2 jours au Machu Pichu (reportage de la team à venir prochainement … ) et à notre retour, le 24 juin 2014 c’était la grande fête de l’Inti Raymi, la fête du solstice d’hiver des Incas…

inti raymi 1

 

Une foule énorme et un spectacle qui réunissait les communautés indiennes de toute la région venues célébrer le soleil.

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Ils chantent, ils dansent mais on n’a pas tout bien compris car on était loin  et maintenant qu’on commence à s’améliorer en espagnol les voilà qu’ils parlent Queshuan, la langue des Incas ! Du coup on aurait bien eu besoin d’un spécialiste qui malheureusement pour lui était resté à Angers. Il compte sortir un livre autour de ce sujet très prochainement ! JK, on a bien pensé à toi !

On n’a pas fait exprès d’arriver à Cuzco durant cette grande période festive, mais on est très contents d’avoir pu assister à toute cette effervescence. C’est vraiment quelque chose à vivre surtout si vous êtes férus d’histoire religieuse ou païenne. Que de couleurs, de musiques, de danses… et de cuys cuits !

Un peu de repos dans le jardin de l’hôtel en compagnie d’un joli colibri avant de reprendre la route demain vers Puno et le lac Titicaca dont le nom a fait rigoler des générations d’écoliers !

colibri

Buen desayuno para todos, nous on va dormir !

Allez, Topette !