Archives pour la catégorie Carnet de route Chili

Adios America del sur…

Eh oui on va quitter dès demain matin l’Amérique du Sud pour partir sur l’île la plus éloignée de toutes les terres : L’île de Pâques. Celle-ci est sous gouvernance du Chili, avec la même langue et la même monnaie mais elle est quand même historiquement très liée aux îles de l’Océanie. Bon on vous racontera tout ça quand nous y serons mais, pas d’inquiétude, on sera un peu coupés du monde jusqu’au 26 août car île isolée = internet très modéré ! On n’aura peut-être pas la possibilité de vous donner des nouvelles de là-bas mais ça va vous faire des vacances… et on vous retrouvera en direct de Tahiti (oui là ça fait mal…).

En attendant de monter dans l’avion, nous voici donc pour 2 jours à Santiago, la capitale du Chili, pas au bord de l’océan comme Valparaiso mais plutôt au milieu des montagnes enneigées.

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On vous emmène faire un petit tour dans la ville et on commence par la visite d’une seconde maison de Pablo Neruda : La Chascona. Il avait beaucoup d’activités cet homme là : poète, écrivain, diplomate (il a même été ambassadeur du Chili en France) et il aimait bien se construire de belles maisons assez originales et très sympas à visiter. Malheureusement on n’a pas le droit de photographier l’intérieur donc on ne vous montre qu’un aperçu …

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On continue notre chemin par un parc bien ensoleillé en ce 15 août…

parc

 

La ville de Santiago n’est pas colorée comme Valparaiso et les immenses immeubles remplacent les maisonnettes de la ville du bord de mer. On est tombé sur ce grand mur au dessin très appliqué… peut-être que Bastien pourra nous en dire plus sur l’auteur et la signification de l’œuvre ?

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Les bâtiments officiels comme le Palais de la Moneda (en haut à gauche sur la photo), palais présidentiel, ont été restaurés au fil des ans car ils avaient soufferts pendant la période sombre du coup d’état de Pinochet et durant les années de dictature qui suivirent.

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Et si la neige est encore présente sur les sommets, on sent que le printemps arrive ici (24° cet après-midi !) et la preuve en images…

printemps

Comme pour tout bon promeneur aimant se restaurer après une longue ballade, on a repris le métro jusqu’à notre chambrette pour boire un thé et déguster un… queque !

(Attention ! Photos trop magnifiques de la collection des photos idiotes de Georges !!!)

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Voilà donc notre périple de 3 mois (Eh oui, déjà !) en Amérique du Sud se termine ici, on a été très contents de découvrir tous ces pays magnifiques et on vous fera un petit bilan dans quelque temps (en direct des plages polynésiennes…). On espère que vous ne vous ennuyez pas en nous lisant, que vous aimez les photos prises par Georges, que vous allez devenir très forts en géographie et que vous avez encore envie de nous suivre en Océanie !

Pour arroser ça, le propriétaire de notre guest house vient de nous offrir un verre de vin chilien et une bière d’origine inconnue, nos premiers verres d’apéritif depuis notre départ !

Tchin !

Allez, Topette !

Dans la Vallée du Paradis !

Eh oui son nom est issu de l’espagnol “Valle paraiso” qui signifie “Vallée Paradis” et ses 300 000 habitants pour leur part la surnomme affectueusement “Volpo”.

Vous avez compris, après avoir traversé l’Amérique du Sud de l’ Atlantique au Pacifique nous voilà échoués dans la deuxième ville Chilienne, port mondialement connu dont le nom est synonyme d’aventure et de grand large, j’ai nommé Valparaiso.

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Après les immensités plates et semi désertiques de la Patagonie balayée par les vents, le passage de la frontière Argentino-Chilienne entouré de neige (3500 mètres d’altitude oblige), le charme de cette ville colorée aux quarante-cinq collines (ou cerros en espagnol) nous a tout de suite séduit.

collines

Du coup nous allons y passer 7 jours dans un petit appartement  confortable et coloré, rénové par des artistes locaux. Il est situé sur une colline forcément (à part le quartier du port, toutes les maisons sont dans les collines) et à l’abri des tsunamis d’après la pancarte plantée à cinquante mètres de la maison.

appart tsunami

Car ici la mer est toujours présente au bout d’une rue, ou plutôt en bas d’une rue, et on la voit d’un peu partout à chaque croisement. On peut d’ailleurs passer des heures assit sur un banc à regarder la valse du chargement/déchargement des containeurs sur le port en pleine activité.

mer

Ici leur truc c’est le graph et nombre de maisons en sont recouvertes. Mais ces graphs n’ont souvent pas réellement de message à passer, c’est plus du dessin voire, dans pas mal de cas, pour faire ressortir un hôtel ou un restaurant du reste des habitations. Ceci étant, ça colore gentiment le paysage et puis sans eux les maisons recouvertes de tôles ondulées ne ressembleraient qu’à de vulgaires hangars agricoles (un peu comme dans la campagne française en somme).

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Par contre, autant les maisons bleues accrochées à la colline c’est joli (Maxime sort de ce corps …), autant ça rend les visites fatigantes ! Pas bêtes, les locaux ont depuis longtemps mis en place un réseau de funiculaires (ascensores en espagnol) et un réel ascenseur pour gravir toutes ces collines. Mais forts de mollets d’acier acquis depuis le début de son périple, la team Topette ! fait tout à pied, même les escaliers interminables !

ascensor escaliers

Il y a aussi un vieux trolleybus qui permet de sillonner la ville mais uniquement sur le plat. Il appartient maintenant au patrimoine de la ville et est souvent utilisé pour la représenter.

cars

“Homme libre, toujours tu chérira la mer ” disait Baudelaire, et Pablo Neruda (célèbre poète chilien) était de ceux-ci même si, disait-il, il était un marin de terre préférant la contempler de sa maison de Valparaiso plutôt que de naviguer dessus. Cette maison assez étroite de cinq étages est devenue un très agréable musée d’où l’on a une vue sublime sur tout le port.

neruda

Comme tous les sud-américains apparemment, les chiliens aiment beaucoup les animaux. Les chiens, bien sûr, qu’on croise partout mais aussi les chats plus discrets mais bien présents dans cette ville, aux fenêtres ou en peinture sur les portes !

chats

Autrement nous avons l’impression d’être devenus millionnaires, le peso chilien ayant une valeur dérisoire (767,73 fois moins que l’€uro) nous payons facilement les choses des milliers de pesos alors qu’en réalité cela ne représente que quelques €uros. De plus la vie n’est pas très chère, nous avons mangé au restaurant pour 8000 pesos à deux (entrée, plat, dessert, boisson et plus faim !). Faites le calcul, de tête comme nous …….

maisons

Parfois les maisons sont carrément accrochées au-dessus du vide. Pourvu que les termites ne sévissent pas ! Et une terrasse bien placée pour prendre le café en regardant la ville s’agiter ….

café

Les chiliens sont très sympas et rendent facilement service. A notre arrivée à la gare routière en provenance d’Argentine, nous avons retiré de l’argent au distributeur puis nous avons pris le premier bus qui passait. Comme le billet était gros et que le chauffeur n’avait pas la monnaie, il nous a laissé voyager gratuitement. Nous avons demandé à un voyageur quand il fallait descendre et celui-ci nous a carrément emmené jusqu’à notre destination en discutant et en portant un de nos gros sacs. Comme il mangeait des cacahuètes qu’il venait d’acheter pour l’apèro, il nous en a offert un sachet, et il est partit en nous souhaitant un bon séjour. Ca commence très bien !

 Allez, Topette !