La santé

Encore un article sur nos préparatifs mais, c’est promis, bientôt il n’y aura plus que de belles photos prises durant notre périple !

Le problème des médicaments en voyage me touche particulièrement puisque je dois suivre plusieurs traitements journaliers. La difficulté est d’obtenir suffisamment de médicaments pour l’année car la sécurité sociale n’autorise qu’un ordonnance pour six mois de traitements (maximum). Il faut tout d’abord consulter son médecin généraliste pour qu’il établisse 2 ordonnances de six mois, en écrivant le nom des médicaments en DCI (Dénomination Commune Internationale) qui pourra être compris dans un grand nombre de langues. Le médecin doit aussi y noter les raisons d’une ordonnance de 6 mois (tour du monde d’1 an avec les dates).

Il faut ensuite faire valider son ordonnance à la Sécurité Sociale, celle-ci vérifie si les médicaments sont bien autorisés. A ceux-ci le médecin a rajouté les traitements courants pour tout voyageur au long cours : aspirine, paracétamol, antibiotiques à large spectre, antidiarrhéiques… On emporte aussi des lotions anti moustique pour le corps. Et en ce qui concerne les traitements anti paludiques, après avoir longtemps hésité et avoir pris des renseignements auprès  de différentes sources (médecins, voyageurs…) nous avons décidé d’emporter 2 boîtes du générique du Malarone en traitement curatif de 2 semaines. Nous ne savons pas si nous faisons bien mais on n’imaginait pas d’en prendre pendant plusieurs mois (il existe des effets secondaires) surtout qu’on ne va pas dans les régions à risques pendant les saisons humides, là où les moustiques sont les plus virulents !

Après le passage à la pharmacie, mon sac était plein et j’ai enlevé toute les boîtes (en gardant les notices) pour préparer des sachets mensuels dans des sacs de congélation étanches ! ça prend un peu de place mais c’est léger.

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Et pour la seconde ordonnance des six mois suivants, on pense qu’il sera possible de se les faire délivrer en Polynésie… Ou on se les fera livrer par porteur particulier si quelqu’un veut bien nous les apporter…

Allez, Topette !

Assurance Voyage

L’assurance en voyage, vaste sujet pourvoyeur de solides migraines !

Et pourtant il est indispensable de se pencher en détail sur la question.

Tout d’abord posons les données du problème comme disait mon prof de math :

  • Nous partons hors de l’union européenne pendant un an.
  • Sur cette année, seuls 8 mois constituent un congé sabbatique, les 4 autres mois sont des congés « normaux ».
  • Nous possédons une carte bancaire Gold Mastercard avec laquelle nous avons payé nos billets tour du monde.
  • Notre fils, couvert par notre mutuelle santé, reste en France.

Ceci étant posé voyons les implications de tout ça et établissons les spécifications de besoin, comme on disait dans mon ancien métier !

La Sécurité Sociale :

Pendant toute la durée de nos congés (sabbatique ou non), nous bénéficions du maintien des droits de la Sécurité Sociale mais cela se limite uniquement à la France, à l’Espace Economique Européen et à la Suisse.

Hors Europe les remboursements n’interviennent qu’en cas d’évènement inopiné et uniquement selon les barèmes de la sécurité sociale française (il est donc impératif de fuir les virus de tous acabits en Australie où les prix des soins sont sans commune mesure avec la France). De plus il faut avancer tous les frais.

La mutuelle santé :

Celle-ci est fournie par l’employeur, donc elle s’arrête quand débute notre congé sabbatique à moins de continuer à payer une cotisation volontaire (2,78% du salaire brut annuel divisé par 12, multiplié par 8 mois de congé). L’inconvénient c’est que les remboursements de la mutuelle sont basés sur ceux de la Sécurité Sociale, eux-mêmes basés sur les tarifs français comme vu précédemment. L’avantage c’est que notre fils, qui reste à la maison, continuerait d’être couvert par cette mutuelle.

L’assurance voyage :

Elle est donc là pour remplacer la Sécurité Sociale et la mutuelle santé mais aussi la responsabilité civile du contrat habitation (qui est souvent limité quand à la durée des séjours à l’étranger), la prévoyance, mais aussi le retour anticipé, les bagages et éventuellement l’annulation.

Elle s’arrête lors du retour en France, ce qui peut être le cas après un rapatriement par exemple. La sécurité sociale prendrait alors le relais et la quote-part mutuelle serait alors à notre de charge.

L’assurance des cartes bancaires :

C’est une assurance voyage de bon niveau fournie par Mondial Assistance aux détenteurs des cartes Gold MasterCard dont certaines prestations, telles que l’annulation, sont subordonnées au paiement d’au moins une partie du billet avec cette carte, mais qui a une durée de couverture limitée à 90 jours.

Ayant payé la majeure partie de notre billet tour du monde avec notre Gold MasterCard, nous sommes donc couvert pendant les 3 premiers mois. Nous avons pris une assurance voyage à partir du 4ème mois et une mutuelle santé indépendante pour notre fils (merci Jean Kriss !).

Le choix de l’assurance voyage :

Après diverses recherches dans l’univers des assurances voyages, nous avons arrêté une short-list de trois assurances avec chacune des avantages, des inconvénients et des prix différents.

Voici une synthèse de tout ça sous forme de tableau. Bien sûr, les tarifs tiennent compte de notre âge avancé :

Assurances

Nous avons donc pris notre assurance voyage chez CHAPKA ASSURANCES en espérant n’en avoir pas besoin !

Allez Topette !