Ice, Wet and Hot !

Ice, parce qu’après notre visite au pays de l’illusion, nous allons voir de près un glacier !

Pour cela, nous partons de Wanaka dans la valeureuse camionnette-à-tout-faire en direction de l’ouest afin de rejoindre ce qu’ils appellent ici la West Coast.

Comme toujours, les paysages traversés sont somptueux et les couleurs incroyables.

Nous faisons quelques pauses en route notamment pour voir les “Blue Pools” en haut à droite sur la photo qui s’atteignent après une marche d’environ 3O minutes mais c’est très loin d’être plat !

Au détour de la route nous apercevons enfin la mer de Tasman, qui borde toute la côte ouest.

C’est sauvage, c’est beau, on dirait la Bretagne !

Après une bonne nuit de sommeil, nous nous dirigeons vers le Fox Glacier. Pour parvenir à le voir, il faut parcourir un sentier raide, souvent très raide, parfois très très raide ! Et même des fois dangereux…

Enfin on atteint le glacier qui s’étire sur 13 km. Sa particularité est de descendre pratiquement au niveau de la mer (300 mètres d’altitude), ce qui le rend très accessible.

Après deux siècles de retrait, le Fox s’était remis à avancer en 1985 et a alors connu une période de près de 25 ans pendant laquelle il progressa, parfois jusqu’à un mètre par semaine, se rapprochant de la mer de Tasman. Actuellement il est en fort recul, le réchauffement climatique le condamnant à terme.

Par contre, niveau climat on peut voir sur les photos que c’était gris mais on s’en tire plutôt bien, notre randonnée de deux heures ayant été épargnée par la pluie qui tombe ici 178 jours par an.

Wet, car notre prochain arrêt prévu à Punakaiki pour voir les “Pancake Rocks” se fera sous la pluie !
Il faut savoir que les néo-zélandais, qui ne manquent pas d’humour, ont surnommé la “West Coast” la “Wet Coast” mettant ainsi en avant l’humidité qui règne sur cette côte, d’ailleurs assez peu peuplée et où les moutons ont cédé la place aux bovins.

Étroites et stratifiées, les formations rocheuses qui s’élèvent à Dolomite Point, un peu au sud de Punakaiki, sont des couches de sédiments et de calcaire dont la forme est due à l’érosion.

Pendant 30 millions d’années, des couches de calcaire et de débris marins se sont accumulées les unes sur les autres, donnant naissance à ces falaises hors du commun qui ressemblent étrangement à de gigantesques piles de crêpes typiques des États-Unis.

Un Blue Penguin ? Non, une Blue Martine sous la pluie !

Après une nuit passée à Westport, nous nous dirigeons vers le Cape Foulwind dans la Tauranga Bay toute proche.

Coup de chance il fait soleil, ce qui rend la West Coast beaucoup plus belle. On se dépêche donc de faire la petite randonnée qui mène au cap avant que ça ne change, car il est possible d’avoir les quatre saisons plusieurs fois par jour dans le coin.

Tiens ! Un weka, ou plus précisément un râle wéka, actuellement en déclin.
C’est un oiseau endémique de Nouvelle-Zélande ayant la particularité d’être incapable de voler. Ses ailes lui servent uniquement à se propulser lorsqu’il saute, grimpe sur des branches basses ou se bat avec ses semblables, créant un nuage de poussières afin d’aveugler l’adversaire.
En revanche, il marche rapidement. C’est également un excellent nageur, pouvant se déplacer ainsi sur de longues distances en zones humides, parfois même en mer.
Il s’aide de son bec pour retourner galets, algues, amas de feuilles, sous lesquels il cherche de petits invertébrés.

Et puis si on vient au Cape Foulwind, c’est surtout pour observer la colonie d’otaries à fourrures (les oreilles on vous a déjà dit !) qui y a élu domicile.
Nous les otaries c’est notre truc depuis les îles Galápagos, on ne s’en lasse pas.

Qu’est-ce qu’elle a ma moustache, elle est pas belle ma moustache ?

Nous mettons cap au nord direction Motueka “au sommet” de l’île du Sud.

La montagne dans le lointain semble parée d’or sous l’effet des genêts en pleine floraison.
Un passage à Kaiteriteri nous permet de voir une belle plage et un échassier dont on ne sait rien.

La Team Topette ! compte sur les insoupçonnées et néanmoins impressionnantes connaissances de Christophe (notre expert en ornithologie) pour être éclairée sur cette bestiole au long bec.

Non loin de là, dans l’Abel Tasman Park on peut voir une curiosité surnommée le Split Apple Rock.

Comme son nom l’indique cette roche ressemble à une pomme coupée en deux. Elle se trouve dans l’eau et n’est accessible qu’en bateau.
On peut atteindre la petite plage (découverte à marée basse) qui se trouve en face, à pied au terme d’une randonnée qui nous a permis de voir de jolies fleurs dont nous ne connaissons pas le nom.

Si un lecteur féru de botanique se dévoue pour nous renseigner, nous en serons ravis.

Puis nous poussons jusqu’à Nelson ou c’est jour de vide-grenier. On n’a pas de grenier dans la camionnette-à-tout-faire donc rien à vendre, et on n’a pas trop de place non plus, donc rien à acheter.
Par contre les veilles voitures du musée de Nelson étaient de sortie et ça rutilait sous le soleil.

Un vieux pick-up Dodge avec un nez superbe.

Et puis Hot, car au détour d’une rue dans la ville on tombe sur des hot rods (sans Barrie Masters, les connaisseurs comprendront).

Un Hot rod est une automobile de collection restaurée et modifiée généralement à base des premières voitures américaines des années 1920 aux années 1950, avec pour modèles de prédilection les premières Ford.

On mettrait facilement trois texans dont deux barbus dans celle-ci, non ?

Allez, une dernière pour la route.

Celle-là était garée à Havelock, petite bourgade connue pour sa production de grosses moules vertes.
Nous nous sommes arrêtés au Mussel Pot, restaurant réputé pour cette spécialité, afin de goûter ce met délicat.

L’endroit est facile à trouver, ils ont mis une gamelle de moules sur le toit !

On a pris un plat pour deux (une vingtaine de moules en tout) qui était un assortiment de différentes façons de cuisiner les moules (fumées, à la crème, en croquettes, en beignet, marinées etc..).
C’était succulent et amplement suffisant pour deux !
Très bonne adresse, si vous passez dans le coin, n’hésitez pas à vous arrêter.

Quand à nous, nous sommes repartis vers Picton qui sera l’ultime étape de notre voyage à travers l’ile du Sud.

Toujours de belles couleurs, de beaux paysages et même une publicité qui, bien qu’un peu datée, me semble terriblement efficace…

En passant par Blenheim nous arrivons à Picton. Pour le plaisir de notre expert ornithologue, quelques oiseaux locaux.

Voilà, nous sommes arrivés au bout de notre balade sur la superbe île du Sud de la Nouvelle-Zélande qui nous a ébloui et c’est le port de Picton qui nous verra embarquer avec notre fidèle camionnette-à-tout-faire vers l’île du Nord que nous sommes impatients de retrouver.

C’est chouette de repartir en vacances quand les vacances sont finies !

Allez, Topette !