Tombe la neige…

Notre arrivée au Lake Tekapo n’était pas très encourageante. Celui-ci était perdu dans les nuages qui se déchiraient rarement, faisant penser au “smoke on the water” tube incontournable de Deep Purple.
Après une nuit dantesque (-5° au petit matin, les vitres de la camionnette-à-tout-faire étaient gelées de l’intérieur), que nous avons passée au chaud sous nos deux couettes superposées (bien vu l’achat de la deuxième chez The Warehouse !), le matin était ensoleillé et les nuages avaient disparu.

C’est beau mais c’est froid ! mais c’est beau …

Le lac, d’approximativement 83 kilomètres carré se situe à 710 mètres d’altitude et provient de la fonte de glaciers en amont. Ce sont ces mêmes glaciers qui sont à l’origine de la couleur bleu turquoise si particulière des lacs de la région. En effet, en glissant sur les roches, les glaciers provoquèrent une sorte de “poussière” de roche qui, mélangée à l’eau, lui confère cette couleur.

Les montagnes nous émerveilleront tout le long du trajet que nous empruntons ensuite pour relier un autre lac, le Lake Pukaki.

Le Lake Pukaki est le plus grand lac de la région du Mackenzie avec ses 178,7 Km2.

Comme le Lake Tekapo, le Lake Pukaki est également utilisé pour la production d’électricité. L’île du Sud, grâce à ses barrages, produit plus de 55% de l’électricité consommée en Nouvelle-Zélande.

Au bout de la route se profile l’Aoraki/Mont Cook.

L’Aoraki/mont Cook est le point culminant de la Nouvelle-Zélande. Il fait partie des Alpes du Sud et culmine à 3724 mètres d’altitude, au-dessus du glacier Tasman. Le sommet est gravi pour la première fois en 1894 par Tom Fyfe, George Graham et Jack Clarke.

Son nom combine celui de la légende māori et de James Cook. La double toponymie a été mise en place en 1998, mais l’Aoraki/Mount Cook est le seul endroit de Nouvelle-Zélande où le nom maori se place en tête. Il appartient depuis lors à la tribu des Ngai Tahu. L’accord passé avec le gouvernement prévoit que la montagne sera un jour offert à la nation pour qu’elle en assure la garde.

Au pied de l’Aoraki/Mount Cook on trouve le Mont Cook Village, qui sert de base à de nombreuses randonnées.

Le village est situé à 750 mètres d’altitude, les alentours sont grandioses et on a l’impression d’être au milieu des montagnes.

C’est froid mais c’est beau ! mais c’est froid …

Alors on reprend notre route, toujours au milieu de paysages somptueux, et toujours en longeant des lacs.

Le Lake Ruataniwha puis le Lake Aviemore.

On traverse ensuite des paysages bucoliques peuplés de l’ethnie majoritaire en Nouvelle-Zélande : le mouton.
Des champs entiers, avec ou sans laine (ça dépend de l’avancement de la tournée du tondeur) des blancs, des noirs, des marrons, la vie quoi.

En plus les moutons, c’est bête à prendre en photo. Quand on s’approche ils reculent et quand ils sont loin ils se retournent pour regarder ce qu’on fait.

Un petit détour à la sortie du village de Duntroon nous emmène au site nommé Elephant Rocks qui a servi de décors à une partie du film Le Monde de Narnia.

L’érosion naturelle a sculpté d’étonnantes formes de différentes tailles et couleurs dans du calcaire.
Ce site est constamment surveillé par de farouches gardiens mérinos, dont un à bien voulu se laisser prendre en photo.

Là c’est sûr on est sur le bon continent !

Notre route nous amène dans la charmante ville d’Oamaru.

Cette ville abrite le plus grand nombre d’édifices classés de Nouvelle-Zélande. De nombreux bâtiments de style victorien en pierre calcaire blanche se succèdent le long de Thames Steet (la rue principale).

Le quartier du port se rénove et est le lieu prisé des commerces vintage tels que brocantes, bouquineries et friperies.
On a même aperçu une vielle moto pour nos nombreux lecteurs amateurs de deux-roues.

Nous avons aussi entrevu quelques enseignes qui pourraient intéresser d’autres lecteurs, non moins nombreux, et parfois les mêmes d’ailleurs.

Non loin du port nous sommes tombés sur une fête atypique où nous avons fini notre après-midi sous le soleil.

Le plus impressionnant à voir était sûrement les camions aménagés qui servent de lieu de vie à ces forains d’un genre nouveau.

Pas sûr que la maréchaussée française les verraient passer d’un bon œil !

En tous cas, ça représente beaucoup de travail et le résultat est surprenant et très impressionnant.
Ca s’appelle l’Extravaganza Fair et le site internet est ici

A bientôt pour de nouvelles aventures, et comme disait Confucius(?) : peut importe le but, seul compte le chemin.

Allez, Topette !

16 réflexions sur « Tombe la neige… »

  1. Comme je sais que tu adores le froid, tu ne vas pas te plaindre, mais la c’est un froid sympa, pas pareil que chez nous. Cool les camions, les maisons, tout quoi….
    T’inquiète vous aurez plus chaud au nord.
    Topette camarades

  2. super beau on continue de rêver !!! effectivement il n’a pas l’air de faire chaud alors que nous , nous sommes encore en t shirt !! gros bisous

  3. Eh oui, c’est beau mais ça a l’air bien froid ! En tout cas, vos photos (très belles !) nous rappellent des souvenirs (mais il faisait moins froid en décembre) ; on avait aussi croisé cette fête en janvier dernier, à Wangharei, au nord de l’île du nord, et on avait bien apprécié ! Ça nous avait donné des idées pour améliorer notre camping-car…
    Bonne route !
    Sophie et Gérard

    1. Froid mais avec du soleil alors c’est très bien… on craint plus la pluie qui gâcherait le moral et les photos ! Et je ne suis pas certaine que rajouter beaucoup de bois comme ils l’ont fait sur leurs camping cars / camions faciliterait les déplacements ! Bonne route canadienne à vous aussi

  4. Coucou d’un pays un peu “trop chaud” pour la saison, l’Anjou !

    N’étant pas amateurs de neige et de froid, vous êtes servis !

    Supers photos de très beaux paysages !

    Y a surement quelques volcans à “grimper” sous cette neige !

    Ca fait drôle, de son coté Sébastien nous donne des nouvelles de Darwin ou il fait 34° et humide.

    Il sera au sud de la NZ début novembre.

    Ce weekend, j’ai réservé le “campervan” (avec toilettes !) pour vadrouiller fin février début mars dans le sud de l’Australie avec Céline.

    De mon coté, je rejoins Melbourne pour fêter l’anniversaire de Seb début février avant de filer vers la Tasmanie pour deux semaines de trek.

    A bientôt,

    Philippe

    1. C’est à ça qu’on reconnaît les vrais aventuriers, ils s’adaptent à tout !
      Visiblement vous faites tout pour nous éviter alors que le calendrier était disponible sur le blog !
      Tant pis, vous attendrez mars pour trinquer avec nous…
      Bises

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