Plein sud

Quittant la charmante ville d’Oamaru de bon matin, nous mettons résolument cap au sud en longeant la côte est.
Cela nous pousse à Moeraki ou nous faisons un arrêt sur la plage , histoire de voir à quoi ressemblent de près les fameux Boulders dont nous avons entendu parler.

Les Moeraki Boulders sont des rochers sphériques exceptionnellement grands dont les plus imposants pèsent plusieurs tonnes et vont jusqu’à trois mètres de diamètre.
Il s’agirait de dépôts de calcites autour de noyaux de boue fossilisés dont l’étrange forme sphérique serait le résultat d’une érosion de 60 millions d’années dans le sable des falaises côtières.

Quelques uns sont cassés ce qui nous donne un aperçu de l’intérieur.
C’est rigolo, mais pas facile de jouer aux boules avec car il manque le cochonnet (et le pastis).

Nous reprenons notre route pour quelques kilomètres qui nous emmènent à un endroit nommé Shag Point, où nous pouvons admirer quelques otaries qui se font bronzer.

Rappelez-vous, ceux du fond qui ne suivent rien : s’il y a des oreilles, ce sont des otaries, sinon ce sont des phoques ! (Gaffe à l’interro surprise en mars…)

Une petite vidéo de l’otarie qui se réveille de sa sieste.

Il y avait aussi des oiseaux (des mouettes à tête noire ça existe ça ?).

Notre journée s’achève à Dunedin, la deuxième ville de l’île du sud par sa population (127500 habitants en 2013).

Le monument emblématique de Dunedin est la gare, magnifique exemple d’architecture ferroviaire de l’hémisphère Sud.
Sa construction mélange le calcaire beige d’Oamaru, la pierre bleue de l’Otago et le marbre d’Aberdeen. Son style Edwardien a valu à son architecte George Troup d’être affectueusement surnommé “George Pain d’épice”.

Ses dimensions restent modestes si on la compare à d’autres gares plus prestigieuses mais la perfection de ses proportions lui confère malgré tout une impression de grandeur.

L’intérieur de la gare est superbe, notamment le sol du hall d’accueil constitué de 725.000 carrés de mosaïque.

Dunedin a été fondée en 1848 par des Écossais dirigés par le capitaine William Cargill. Le nom de la ville est le nom écossais d’Édimbourg, la capitale de l’Écosse.
Quelques beaux bâtiments anciens émaillent notre flânerie comme l’ancienne prison de la ville (en bas à gauche de la photo). Construite en brique rouge, elle copie l’édifice londonien de Scotland Yard.

Nous admirons aussi au passage quelques œuvres de street art, qui égaient toujours les villes.

C’est d’autant plus beau que c’est par définition éphémère et encore gratuit ?

Gratuite aussi l’entrée du Toitū Otago Settlers Museum qui retrace l’histoire de la ville à travers toutes ses périodes. On peut y voir quantité d’objets du temps passé, comme des vieilles pièces de monnaies ou des milliers de photos ainsi que des véhicules d’époque, comme des voitures de pompier, un wagon de tramway et même une locomotive à vapeur.

Deux photos pour notre discret, mais néanmoins nombreux, lectorat amateur de deux roues dont le modèle Harley Davidson F61 ci 1000cc de 1916 qui réjouira, j’en suis sûr, les afficionados de la marque.

Dunedin possède une particularité insolite, celle d’avoir une rue qui figure dans le Guinness Book des records.
C’est Baldwin street, qui grimpe sur 350 mètres avec une inclinaison de 35 degrés.

Pas facile à rendre en photo, mais c’est bien la rue la plus en pente du monde.
Son revêtement est en béton, car l’asphalte pourrait s’écouler en cas de forte chaleur, et un escalier sur le bord de la route permet de gravir la pente plus facilement.
Chaque été depuis 1988 a lieu le “Baldwin Street Gutbuster”, retransmis à la télévision, lors duquel un millier de coureurs s’affronte à la course sur une montée/descente de la rue.

Cette photo-là, c’est juste pour notre plaisir personnel parce qu’on adore ces superbes maisons !

Dunedin se trouve juste à l’entrée de la péninsule d’Otago, et la route de bord de mer qui la longe est l’occasion de superbe vues sur l’Otago Harbour d’un côté et l’océan Pacifique de l’autre.

La péninsule s’étend parallèlement à la terre ferme sur 20 km, avec une largeur maximum de 9 km. Elle est reliée à la terre à sa partie sud-ouest par un isthme de seulement 1,5 km de large.

La population totale de la péninsule est de moins de 10 000 habitants, dont la moitié dans la banlieue de Dunedin, formant l’extrémité ouest.

Pour le reste de sa longueur, il y plusieurs petits villages dispersées comme Portobello et Otakou. Ca nous a même parfois un petit air de lande irlandaise (avec une camionnette-à-tout-faire au milieu et une des deux membres de la team Topette ! au bord de la route).

Tout au bout de la péninsule se trouve un phare (normal me direz-vous, c’est quand même là qu’il sera le plus utile).

Mais on y trouve aussi le Royal Albatross Centre.
En effet la péninsule est une zone de reproduction d’une colonie d’albatros royal du nord, la seule colonie d’albatros que l’on puisse trouver sur une terre habitée.

Bon, on n’en a pas vu, mais on a vu d’autres oiseaux (on organiserait bien un jeu avec un lot pour celui qui reconnaît ces piafs, mais on ne connaît pas la réponse).

Puis toujours cap au sud, on traverse les Catlins et forcément on arrive à Invercargill.
Invercargill compte un peu plus de 50 000 habitants et c’est l’une des villes les plus australes du monde.
On voulait voir le Southland Museum mais pas de chance le musée était “Closed Permanently”.
Mais les jardins étaient ouverts et en ce début de printemps, la balade fleurie sous le soleil était très agréable.

A Invercagill, quand on continue cap au sud on arrive à Bluff. Et à Bluff comme ils savent qu’on ne peut pas aller plus loin, ils ont mis des panneaux pour qu’on puisse voir toutes les innombrables possibilités de destinations qui s’offrent à nous.

On a bien vu qu’il fallait qu’on parte alors on a fait route vers Te Anau, cap à l’ouest donc !

Du coup, on retrouve les montagnes et les moutons ! Il faut dire que du mouton, il y en a et c’est rien de le dire !
Et puis on bute sur un lac et nous sommes arrivés à Te Anau, la porte d’entrée du Fiordland comme ils disent.

Te Anau est le passage obligé pour se rendre dans la région des fjords du sud de l’île du sud. C’est aussi le nom du très beau lac sur le bord duquel se situe la ville.

Nous partons de Te Anau, non pas en hydravion mais en camionnette-à-tout-faire, par la Milford Road en direction du Milford Sound, l’un des deux principaux fjords sur lequel nous allons faire une petite croisière.

les arrêts tout au long de cette magnifique route ne manquent pas.

Notamment à mi-parcours une vue de la montagne se reflétant sur le bien nommé Mirror Lake (quand les canards ne troublent pas l’eau).

On peut aussi croiser le Kéa de son vrai nom Nestor Kéa qui est un perroquet montagnard, endémique de Nouvelle Zélande où il est surnommé « Le clown des montagnes du Sud de Nouvelle Zélande ».

Enfin nous arrivons à l’embarcadère du Milford Sound où nous attend notre bateau, le “Sinbad”.
Ne nous racontons pas d’histoire, le temps était très nuageux, ce qui n’est pas mal pour un endroit ou il pleut normalement un jour sur deux.

Le bateau navigue pendant deux heures entre les pentes escarpées du fjord.
Le fjord (ou fiord) est en fait une vallée glacière qui se forme lorsque le glacier se retire de cette vallée dont le fond est situé sous le niveau de la mer, laissant le champ libre aux eaux maritimes d’avancer à l’intérieur des terres.

On peut y voir de nombreuses cascades, qui sont inatteignables par la voie terrestre.

Ainsi que des animaux sauvages qui ne sont pas dérangés par la présence humaine : des otaries, des pingouins et même des dauphins, mais la photo du dauphin n’est pas exploitable (il aurait fallut plonger pour bien faire, mais il y a certaines limites que nous ne franchirons jamais, surtout en terme de température de l’eau !).

Un dernier coup d’œil avant d’accoster.

Demain on repart dans les montagnes, keep on rollin’ comme dirait l’extraordinaire Little Bob.

Allez Topette !

PS : Si je ne me trompe pas de date, bon anniversaire mon Bill…

18 réflexions sur « Plein sud »

  1. Salut les aminches,
    Merci pour la ballade.
    Je confirme que les sternes à tête noire, ca existe, il y en a même sur la Loire.
    Bises
    Christophe

    1. Merci pour ce précieux renseignement ! Par contre on suppose que ce ne sont pas les mêmes sur la Loire qu’ici, parce que déjà en A380 ça prend 23h30, alors à tire d’aile ça doit faire un bail !

    1. Comme tu es le seul à avoir donné une réponse et qu’on n’en sait rien, t’as gagné !(le droit de nous payer un coup en mars..)
      Bises de la Team Topette

  2. Apres une telle balade c’est pas facile d’aller en grande surf faire les courses.
    C’est magnifique, je suis toujours étonné par l’architecture.
    Moi je ne connais que les mouettes rieuses.
    Bon allez topette

  3. Salut les amis
    Que dire: toujours aussi beau ! ON voit que vous aussi vous rentrez dans un petit temps d’automne.
    Par contre pour le dauphin, pas vu, pas cru. Il nous faudra toujours les preuves! Alors un peu de courage sinon c’est un voyage sans risque , c’est pas drôle !!
    Bonne balade, biz.
    Myriam

    1. Non ici c’est le printemps, il fait beau, sauf au Milford Sound mais c’est habituel là-bas.
      On ne peut pas tout montrer, il faut garder une part de mystère (dauphin) ou venir soi-même faire des photos !
      Bises de la Team

  4. bon ben voilà j’arrive un peu en retard pour confirmer la Stern que je dirais de type artictique dans le rôle de la mouette à tête noire et les Cormorans pour les piafs des rochers 😉 Je vois que vous avez eu un peu plus de chance que nous dans les Milford Sound…c’est tout de suite mieux quand on peut voir à plus d’un mètre ! Bonne route …

    1. Merci pour la confirmation sur les zoizos… et avec toi on pourra boire la bière en Tasmanie 😉
      Sinon on confirme que la côte ouest est bien wet car même sous la pluie les Pancakes Rocks étaient très beaux mais ils auraient été superbes sous le soleil !

  5. Il faudra me laisser l’adresse du musée avec les belles motos !!!
    Avec la valeur de la Harley de 1916, on pourrait voyager 3 ans !!!
    Belle montagnes, beaux paysages, on dirait la suisse, profitez bien.
    Vous allez peut être croiser Sébastien, il vient d’arriver à Christchurch depuis Darwin.
    Bises

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