On The Great Ocean Road Again

Après un arrêt à Melbourne, nous reprenons la route et pas n’importe laquelle puisqu’il s’agit de la Great Ocean Road.
Reconnue comme l’une des plus spectaculaires routes côtières au monde, celle-ci court le long de la côte sud-ouest du Victoria sur environ 243 km, de Torquay à Allansford.

La construction de la route débuta le 19 septembre 1919 et mobilisa environ 3 000 soldats revenus de la Première Guerre mondiale.
En effet, la Great Ocean Road est avant tout un mémorial dédié aux soldats tués lors de la grande guerre.
Elle permis de relier les colonies établies sur la rude côte sud-ouest de l’Australie et qui étaient seulement accessibles par la mer, ou par de difficiles chemins.
Une société privée sera fondée pour gérer les capitaux provenant de souscriptions et prêts, remboursables par la perception d’un péage, jusqu’à effacement de la dette.
La construction s’est faite à la main, en utilisant pelles, pioches, brouettes, explosifs et quelques machines rudimentaires. Le travail était dangereux, surtout lors des passages abrupts le long de la côte, et des hommes perdirent la vie sur le chantier.
La route sera achevée en novembre 1932 puis sera cédée à l’état le 2 octobre 1936, date à laquelle le péage sera supprimé.

La première ville que nous traversons, Torquay, est connue pour ses plages de surf. Deux de ses 9851 habitants, fans de ce sport, se mirent à fabriquer leurs propres combinaisons de surf dans leur jardin. C’est devenu Ripcurl dont le siège et les bureaux sont toujours situés dans la ville.

Comme il y avait une épreuve de la coupe du monde de Kite Surf, on est allé voir les champions. Mais malgré un ciel gris, il parait que le vent n’était pas suffisant pour qu’ils puissent faire étalage de leur art. En attendant il y avait du matériel à l’égaillé partout et même une voiture spéciale DJ (les hauts parleurs se déplient et le toit s’ouvre pour permettre au David Guetta local d’utiliser les deux platines qui sont dessus).

Certains ont planté des planches de surf dans leur jardin. Visiblement ça a bien poussé.

D’autres ont fait plus sobre. C’est bien aussi.

On a vu une Tourterelle Tigrine (je ne sais pas si vous avez remarqué, mais cette année les oiseaux c’est notre truc).

La vie n’est pas un long fleuve tranquille pour les chiens australiens…

Nous arrivons à Anglesea, village côtier d’environ 2300 habitants avec, lui aussi, sa plage réputée pour faire du surf.

Non loin de la route se trouve le golf d’Anglesea que nous sommes allé voir, non pas pour essayer notre swing mais pour y voir un groupe de 300 kangourous qui y a élu domicile. Ils font apparemment bon ménage avec les golfeurs et le golf a même mis au point des visites guidées.
Comme on n’allait pas payer pour voir des animaux qu’on croise tous les matins en allant aux toilettes des campings, on a fait demi-tour !

Et on a bien fait, du coup on a pu voir un Méliphage chanteur.

Aireys Inlet est pour nous l’occasion de photographier un des nombreux Cacatoès Rosalbin que nous voyons, ce volatile étant très répandu en Australie.

C’est là aussi, précisément à Split Point, que l’on peut voir le phare, construit en 1891, d’une hauteur de 34 mètres, s’élevant à 66 mètres au-dessus de l’océan et qui est surnommé The White Queen.

L’arrêt suivant est pour le Memorial Arch qui est un hommage aux constructeurs de la Great Ocean Road. L’arc actuel en rondins de bois enjambant la route est le troisième, les feux de brousse de février 1983 ayant eu raison du précédent.

L’arrêt suivant se fait à Lorne, connue pour la course appelée “Pier to Pub”. Cette course annuelle de 1,2 km en eau libre qui se déroule en janvier attire jusqu’à 4 000 concurrents, ce qui en fait la plus grande nage en eau libre du monde.

Nous avons pris un peu de hauteur pour admirer le paysage, et un australien sympathique s’est spontanément proposé pour immortaliser notre bonne mine.

Un petit treck au milieu des fougères arborescentes nous a emmené jusqu’aux Erskine Falls, célèbre cascade de 30 mètres qui doit son nom à la rivière Erskine.

Puis nous sommes revenus sur la plage où les sauveteurs veillaient au grain.

Un Cacatoès à huppe jaune veillait aussi mais plutôt pour voir s’il ne pouvait pas récupérer un peu de notre repas !

Nous avons repris la route en longeant la côte, toujours magnifique.

Une pause à Kenneth River nous permis de voir une Perruche royale (à gauche) et une Perruche de Pennant, ou perruche flavéole (à droite donc).

Et puis, comme il y a quatre ans (déjà !) nous avons vu des Koalas (et aussi beaucoup plus de touristes !).

Apollo bay petit village de 1200 habitants avec une belle plage, et un beau camping, nous servira de halte pour la nuit.

On vous met la vue qu’on a du lit de la camionnette-à-tout-faire pour vous montrer qu’on n’a pas toujours une vie facile en voyage !

En plus, il y avait plein d’oiseaux. Un Méliphage non identifié en haut (mais je ne désespère pas de trouver), un Méliphage de Nouvelle-Hollande en bas à gauche et une femelle Mérion de Lambert en bas à droite qui, contrairement au mâle, n’est pas bleue.

Le lendemain, nous repartons en direction du Cape Otway, à la pointe sud de la côte ouest, au confluent de l’océan Austral et du détroit de Bass. On a fait très attention en traversant la forêt qui y mène de ne pas percuter un des animaux sauvages du panneau indicateur, sans doute réalisé par un artiste local imaginatif.

Par contre, on a vu des koalas et on a aperçu de loin le phare (qu’on n’a pas visité car le temps étant bouché on aurait payé pour ne rien voir).
Ce phare, construit en 1846 et mis en service en 1848 a été le deuxième en Australie. C’est actuellement le plus ancien et celui qui a eu le plus long fonctionnement continu de toute l’Australie. Mis hors service en 1994 il a été remplacé par une lampe à énergie solaire de faible puissance située en face de la tour. Une station télégraphique y a été ajoutée lorsque la Tasmanie a été reliée au continent (ou à la grande île) par un câble sous-marin.

Nous arrivons ensuite aux Twelve Apostles (les douze apôtres en français). C’est un regroupement de piliers de calcaire, pouvant atteindre jusqu’à 45 mètres de haut, qui étaient connectés aux falaises il y a 10 à 20 millions d’années. Ils ont été formés par l’érosion et l’avancée de la mer sur la falaise et varient en taille et en diamètre.

Les éléments continuent à éroder les piliers à une vitesse d’environ 2 centimètres par an. Actuellement, il n’en reste plus que huit, suite à l’effondrement d’un “apôtre” de 50 mètres le 3 juillet 2005.

Mais on en a trouvé un neuvième (c’est sûr, ce n’est pas le plus haut !).

Le prochain arrêt est pour la Loch Ard Gorge où l’érosion a réalisé une avancée de mer qui s’engouffre dans les falaises calcaires. La gorge tire son nom du bateau “Loch Ard”, qui s’échoua au large le 1er juin 1878. 52 personnes se noyèrent, mais deux survivants dérivèrent dans la gorge où ils trouvèrent un abri.

Nous reprenons la Great Ocean Road sous le beau temps revenu.

C’est toujours mieux quand le ciel est bleu !

Nous voici à Port Campbell, (environ 600 habitants) dont le port date des années 1880. La ville sert maintenant essentiellement à l’accueil des touristes et accessoirement à une communauté de pêcheurs de crustacés (aucun rapport avec la photo de droite !).

C’est peu après Port Campbell que l’on peut voir The Arch, creusée dans la falaise calcaire par la force des vagues de l’océan.

Puis c’est au tour du “London Bridge” d’apparaître, ainsi nommé à cause de sa ressemblance avec le London Bridge à Londres.
Après l’effondrement de l’arche la plus proche, le 15 janvier 1990 (emprisonnant deux touristes sur la partie avancée qui furent secourus par hélitreuillage), il fut renommé le “London Arch” (la ressemblance étant du coup tombée à l’eau).

Un dernier arrêt pour voir la Grotto, phénomène naturel dû lui aussi à l’érosion, accessible à marée basse ce qui offre une vue sur l’océan.

Une pause technique dans le village de Nullawarre (267 habitants quand même) nous permis de découvrir différents exemples d’art animalier (nous, on aime bien le kangourou de jardin !).

Port Fairy (2600 habitants) marque la fin de notre balade sur la Great Ocean Road. On peut y voir une cinquantaine de bâtiments classés par le National Trust et des exemples d’architecture des années 1800.

Au début du 19ème siècle, Port Fairy était occupée par les chasseurs de baleines et de phoques. Cette époque étant révolue, c’est maintenant un lieu de vacances prisé des Australiens.

Il y a même quelques aventuriers dans le tas (on notera le porte cannes à pêche sur le capot avant, permettant de dégainer au moindre cours d’eau !)

La Great Ocean Road était un de nos objectifs principaux sur ce premier tiers de voyage en Australie. Nous n’en avions fait qu’une moitié très rapidement lors de notre tour du monde, et nous sommes très contents d’avoir pu prendre le temps pour parcourir en détail cette fois cette magnifique route.

Maintenant cap sur les Grampians, à la rencontre des animaux du bush.

Allez, Topette !

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