Il est impossible de dissocier le Vietnam contemporain de la figure tutélaire de Hô Chi Minh (“celui qui éclaire” en Vietnamien). En effet l’oncle Hô, de son vrai nom Nguyen Sinh Cung, après avoir été un des membres fondateurs du Parti Communiste Français, est celui qui fonda l’actuel Parti Communiste Vietnamien puis la République Démocratique du Vietnam et proclama l’indépendance du pays le 2 septembre 1945. On voit son portrait un peu partout dans le pays. et la ville la plus peuplée du pays, Saigon, fût renommée Hô-Chi-Minh-Ville en son honneur en 1975.
Après un passage de frontière Laos-Cambodge un peu tendu à cause du refus de la corruption, nous voici arrivés au Cambodge et plus précisément à Strung Treng. Pas de photo, il n’y a rien à voir, même pas l’eau chaude dans l’hôtel (d’un autre côté ils sont honnêtes, ils le disent).
Nous voilà donc dans une camionnette en direction de Siem Reap, base logistique pour tout voyageur désireux de visiter les temples d’Angkor. Après avoir posé nos sacs dans une sympathique guesthouse reprise depuis trois mois par un couple de français gentiment sexagénaire et à qui nous souhaitons de réussir leur acclimatation, nous voilà partis en Tuk-tuk (loué avec son chauffeur pour la journée) à l’assaut des temples.
Alors il faut le dire, même sous ces latitudes, le Tuk-tuk au petit matin pendant une heure c’est un peu frisquet. Faut dire qu’on est à l’air libre un peu comme dans un cabriolet en fait (heureusement on s’était entrainé avant de partir).
Mais à l’arrivée, la visite du temple de Banteay Srei nous a vraiment émmerveillé. C’est un des temples les plus éloignés de la ville sur ce site immense dont l’Unesco a classé 400 Km2 au patrimoine mondial de l’humanité.
Le Laos, l’ancien royaume du « Million d’éléphants », est devenu la République démocratique et populaire du Laos en 1975. C’est un état communiste dirigé par le parti révolutionnaire populaire lao, parti unique d’obédience marxiste-léniniste, avec l’aide directe du Viêt Nam. Un exode massif de la population (environ un dixième) ayant eu lieu pour la France et les Etats-Unis, il est maintenant peuplé d’environ 6,5 millions d’habitants pour une superficie de 236 800 km2 (environ 0,35 fois la France). Cet ancien protectorat français, devenu indépendant en 1949, a payé un lourd tribu à l’opération de bombardements intensifs Rolling Thunder menée par les américains de 1964 à 1969 dans le but de couper la piste Hô Chi Minh. C’est un pays pauvre dont près de la moitié du budget provient de l’aide internationale, surtout japonaise, européenne et américaine. Pays majoritairement montagneux il est sans accès à la mer. Sa capitale et plus grande ville est Vientiane, sa langue officielle le laotien et sa monnaie le Kip (LAK).
Après notre séjour à Luang Prabang nous avons repris la route vers le sud du Laos. Une journée de bus à travers la montagne laotienne nous a menée jusqu’à la ville de Vang Vieng.
Un joli cadre avec ses formations karstiques traversées par la rivière Nam Song qui a retrouvé son calme depuis deux ans. En effet la ville était auparavant envahie par des jeunes du monde entier qui avaient pour principale occupation de descendre la rivière sur de grosses bouées en chambre à air de camion tout en s’arrêtant très régulièrement sur les rives pour boire de l’alcool. En 2011, après le décès d’une dizaine de personnes, le gouvernement à enfin interdit cette débauche dangereuse et Vang Vieng à retrouvé un peu de tranquillité.
Né à 4 875 mètres d’altitude dans les chaînes neigeuses du Tanggula Shan (le flanc méridional de l’Himalaya, à l’est du Tibet), le Mékong a déjà parcouru 1 600 kilomètres et dévalé 4 500 mètres lorsqu’il atteint le « triangle d’or », entre la Thaïlande, le Myanmar (Birmanie) et le Laos.
Long d’environ 4 350 kilomètres, il est le troisième fleuve d’Asie après le Yangzi et le Gange et c’est un axe de peuplement qui n’est jamais devenu un axe de communication internationale, malgré la tentative coloniale d’établir un service de messagerie fluviale.