Les Saintes Chéries

Ce titre rappellera sûrement des souvenirs aux plus anciens de nos lecteurs. Et pour mieux raviver les souvenirs télévisuels rien de tel que la musique du générique de cette série du temps de l’ORTF :

Pourquoi ce titre nous direz-vous ? Eh bien, parce qu’après une halte bien sympathique à Vieux-Habitants (dont les habitants s’appellent les Habissois et non pas les Vieux) où nous avons fait ça :

Où dans les environs nous avons vu ça :

Et où nous avons surtout beaucoup fait ça :

Nous sommes partis à Trois-Rivières pour embarquer sur l’Antoinette, un bateau de la CTM Deher, qui nous a débarqué sur Terre de Haut, une des îles de l’archipel des Saintes (du coup vous l’avez maintenant).

Découvert par Christophe Colomb en 1493 et devenu une possession française après de nombreuses batailles entre l’Angleterre et la France, l’archipel des Saintes recouvre 9 îles pour une superficie totale de 12.80 km². Deux d’entre elles sont habitées : Terre de Haut (1800 habitants et Terre de Bas (1000 habitants).

C’est sur Terre de Haut que nous nous sommes installés pour une semaine bien relax (remarquez, on n’est pas sur un rythme trépidant depuis le début non plus).

Quelques photos du centre-bourg avec l’église, la place devant la mairie, le Monument aux marins-pêcheurs disparus en mer (sur la place devant la mairie) et la mairie (derrière la place devant la mairie, donc).

Des maisons et des boutiques en bois colorées comme on aime bien.

Pour se déplacer, on peut louer des vélos, des scooters et des golfettes. N’ayant jamais pratiqué ce loisir snob, on s’est laissé tenter par ce dernier véhicule que Martine a maitrisé de main de maître ! (Avec une boîte auto comme le camping-car, bon entrainement et plus d’excuse…).

Ainsi véhiculés, nous voici partis à l’assaut des rudes pentes qui nous emmènent jusqu’au bâtiment historique local, le Fort Napoléon.

 Erigé entre 1844 et 1867, le fort Napoléon contient maintenant des salles d’exposition présentant l’histoire de l’archipel, les techniques de navigation, la colonisation, les espèces endémiques et les spécialités locales. Ses extérieurs sont paysagés comme un petit jardin botanique avec de nombreux cactus (et quelques beaux iguanes).

Au fil de notre balade, quelques belles vues sur la baie, classée comme la troisième plus belle baie au monde (on veut bien le croire, on n’a pas trouvé la source du classement. Par contre on a découvert l’existence d’un “Club des plus belles baies du monde”). Reste que c’est vraiment superbe.

La golfette s’avère être le véhicule idéal pour se promener car les routes, outre leur étroitesse, sont très pentues ! Par contre, en saison, il n’est pas impossible qu’il y ait des encombrements…

Nous redescendons (pas de beaucoup quand même, le point culminant étant le Morne du Chameau à 309 m d’altitude) pour rejoindre le bourg et le bord de mer.

Quelques peintures représentant des porteurs de Salako qui est le chapeau typique des Saintes. Nos lecteurs ayant les yeux les plus affutés (ou disposant d’une excellente mutuelle) en auront déjà repéré un, accroché à la porte sur la 15ème photo de cet article et aussi sur la tête de la statue du Monument aux marins-pêcheurs disparus en mer (vous savez, sur la place devant la mairie).

Des publicités qu’on croit vivante pour l’une et d’un goût un peu douteux pour l’autre.

Tiens, c’est l’heure du goûter ! On en profite pour déguster un bon “Tourment d’amour”. C’est fait d’une pâte brisée, garnie de confiture de noix de coco (quelques variantes modernes sont possibles comme banane, goyave, mangue, ananas) et recouverte d’une génoise.

Selon la tradition, les tourments d’amour étaient préparés par les femmes des marins saintois pour réconforter leurs maris à leur retour de mer, après une rude journée.

Une curiosité de Terre de Haut est sa “Maison bateau” qui est nommée en réalité le “Bateau des Îles”.

Inaugurée en 1942. Elle doit sa construction à l’inspiration d’un artiste photographe, Adolphe Catan. Cette maison donne l’illusion d’être un vrai bateau.

On dit que tous les bâtiments qui s’engageaient dans la baie le saluaient au passage croyant qu’il s’agissait réellement d’un navire.

Son propriétaire l’a légué à la commune en 1955 sous une condition : elle doit être la résidence des médecins en poste aux Saintes. Ce qui fut le cas.

Endommagée par l’ouragan Maria (2017), elle est actuellement en cours de restauration et deviendra un lieu dédié aux arts.

Côté oiseaux par contre peu de nouveautés (il faut dire qu’on en a déjà vu pas mal). Juste un Tyran Gris qu’ici on appelle familièrement un Pipirit à cause de son cri. Comme il chante souvent très tôt le matin, avant même l’aube, il s’est créé une expression locale : faire quelque chose “au pipirit chantant” pour une activité très matinale.

Et puis les toujours malins Pélicans Bruns. Pourquoi aller chercher loin du poisson alors qu’il pourrait tomber des mains du pêcheur ?

On repart pied au plancher pour finir notre tour de l’île.

Rien à dire c’est beau, les gens sont sympas… et la golfette une grande découverte ! (on se demande si on ne va pas échanger la Modus).

Avec des arrêts sur les quelques rares plages préservées de l’envahissement des sargasses.

Formant une petite presqu’île, Le Pain de Sucre est une colline volcanique culminant à 52 mètres d’altitude dont les parois verticales sont ce qu’on appelle des orgues basaltiques.

Un petit plain pied très bien situé….

Comme on ne sait plus si on en a déjà mis un, on remet un couché de soleil qui ravit toujours le photographe.

A dix minutes de bateau de Terre de Haut, se trouve Terre de Bas (il faut reconnaître que le nommage est quand même très loin d’être original).

Aventuriers que nous sommes, nous reprenons l’Antoinette et nous voici partis à la découverte de cette nouvelle île.

Le panneau de bienvenue à l’entrée du port est de bon augure.

On nous avait dit, c’est bien Terre de Bas, c’est calme.

C’est le moins qu’on puisse dire. Il y a deux bourgs (dont un qui est le port en fait) et une route et demie comme nous a précisé notre loueuse de voiture (à cause de travaux). Du coup la demie-route s’arrête au pied du château d’eau d’où on a une belle vue.

Côté pile le château d’eau et côté face la jolie vue sur Terre de Haut.

On vous met ce qu’on a retenu de notre visite à Terre de Bas : une jolie plage (lieu d’une rencontre avec un ancien nageur de l’équipe de Guadeloupe), un bel iguane, une maison éolienne, des sargasses (on en parle alors autant les montrer, de toute façon vous gagnez l’odeur), et une petite crique.

On a repris le bateau et on est rentrés à Terre de Haut (l’attente du retour nous a permis de discuter avec un ancien coéquipier de Jean-Pierre Adams en équipe de France militaire… Décidément c’était une journée sportive !).

Allez, quand on aime, on ne compte pas…

Nouveau bateau pour quitter les Saintes et revenir à Trois Rivières où notre hébergement bénéficie d’une terrasse avec une jolie vue.

Les plages par ici sont des plages de sable noir, et la mer est plus agitée.

Puis nous posons nos sacs à Petit-Bourg pour aller visiter le Jardin Botanique de Valombreuse.

C’est suite au passage du cyclone Hugo en 1989 que cet endroit a été créé par Magguy Chaulet, afin de préserver et de présenter la richesse de la flore tropicale.

On vous emmène faire le tour du propriétaire. D’abord des nénuphars.

Et puis des fleurs.

La maison de la créatrice du jardin, Magguy Chaulet.

Quelques oiseaux aussi, notamment des Ibis rouge. C’est rigolo les Ibis, parce que ça devient rouge au fur et à mesure de la croissance (l’intensité de la couleur varie aussi en fonction de la nourriture). La preuve :

On a vu aussi des flamants rose, des vrais et des faux et bien sûr nos préférés : les Loriquets !

Encore des Colibris (c’est vraiment la région où on en a vu le plus).

L’arbre à boulet de canon (ne pas faire une sieste dessous…) et une cascade raffraichissante.

D’autres fleurs exotiques (pour nous).

Et puis un arbre qui donne des fruits étonnants : les Pommes éléphants. Ne reculant devant rien pour satisfaire la curiosité insatiable de nos lecteurs, nous mettons même le panneau explicatif ainsi qu’un assistant pour permettre d’évaluer la taille du fruit à l’aune de sa main de pianiste.

De retour à notre hébergement, nous croisons un héron vert (ici nommé un Kaiali) dans le jardin du voisin (pas la peine d’aller bien loin…).

Sur la plage de Petit-Bourg la récolte des sargasses suit son cours.

Nous découvrons incidement que Petit-Bourg avait accueilli la flamme olympique…

Du coup on s’est dit que dans une ville sportive il fallait se mettre à l’unisson.

Comme sport on a choisit la natation !

Bon, les deux mois de vacances dans les Antilles se terminent, vivement le prochain voyage….

Allez, Topette !

Une réflexion sur « Les Saintes Chéries »

  1. Pour un peu je vous aurais bien engueulés pour nous avoir laissé si longtemps sans nouvelles mais bon, vous savez y faire : “les saintes chéries” quel bonheur ! Enfin surtout celui de ma mère …
    Et puis vous nous embobinez dans un véritable roman merveilleux, à la fois naturaliste, touristique, thriller, societal…
    Bref vous êtes parfaits !
    Au plaisir de vous revoir sous peu
    Gros bisous !

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