C’est l’histoire d’un mec…

On a rendu la petite Kia Picanto (spéciale descente) et on a pris l’avion de 12h00 direction Pointe à Pitre (Guadeloupe pour les réfractaires à la géographie). Petit vol de 45 minutes, donc petit avion et juste petit retard de 20 mn. Là on a récupéré une 208 dont les 75 cv sont appréciables dans les nombreuses et raides montées (on apprend de ses erreurs) et nous avons mis cap sud-est sur Saint-François dans la partie de l’île dénommée Grande-terre.

Je ne résiste pas au plaisir de vous mettre une photo de l’avion. (J’aime bien les avions à hélices ça fait baroudeur je trouve…)

Saint-François est une station balnéaire d’environ 13 000 habitants. Elle dispose de nombreuses plages de part et d’autre d’une avancée de terre de plusieurs kilomètres appelée la Pointe des Châteaux qui se termine dans un paysage quasi breton, croix y compris.

Au centre ville (bourg ?) on trouve une église qui ne sera visiblement d’aucune aide en cas de cyclone, la preuve c’est marqué dessus (comme rien du tout, bande de petits rigolos).

Quelque vieilles maisons en bois qui mériteraient d’être remises en état (une brassée de planches, un seau de clous, un coup de peinture et l’affaire est dans le sac).

Saint-François est aussi un port de pêche donc on est allé voir les bateaux et les filets qui sèchent au soleil (à côté de nasses de belle taille).

On aurait pu manger au petit restaurant du port en face un joli bougainvillier, mais il était trop tôt, il n’était pas encore ouvert.

Du coup on est partis se baigner, et après on a mangé un bokit. C’est bon c’est un sandwich fait à partir d’une pâte à pain frite et garni de ce qu’on veut.

Nous sommes rentrés à notre hébergement situé dans un très beau jardin dont un occupant est venu voir ce qu’on faisait là (on est chez lui, quoi).

En passant au port on avait pris nos billets pour une petite île non loin (une dizaine de kms à l’est) qui s’appelle la Désirade. La bateau de 17h00 (à peine en retard de 58 minutes) nous y a obligeamment débarqué après une traversée d’environ 45 minutes un peu chahutée (mais on en a vu d’autres matelot !). C’est les chèvres qui auraient pu se plaindre mais il n’y a pas de mèèhhh…

En arrivant à la Désirade nous sommes acceuillis par les sargasses qui ont décidé de coloniser toutes les plages de l’île. Raté pour la baignade !

La Désirade est un atoll surélevé (calcaire donc), de 11 kilomètres de long sur 2 de large (ça nous fait une surface de 22 km², facile !). Cest la première terre aperçu par Cristophe Colomb lors de sa 2ème traversée de l’Atlantique et elle doit son nom au soulagement des matelots qui se seraient écrié : “Oh île tant désirée” (il faut dire qu’ils avaient mis 21 jours pour arriver en partant des Canaries).

La spécialité locale c’est le cabri, mais pour qu’il y ait des cabris il faut bien un bouc. On l’a trouvé mais on n’est pas allé le caresser, c’était interdit !

Dépourvue de cours d’eau, l’île est approvisionnée en eau potable depuis Grande-Terre comme pour l’électricité et la fibre. Son exposition aux Alizés lui a permis de se doter de deux parcs éoliens (de type anticyclonique) qui couvrent indirectement la totalité des besoins des 1400 Désiradiens.

La jardin botanique de l’île est consacré entièrement aux cactus (malin quand on n’a pas d’eau à profusion).

Bon les noms des cactus, c’est mort on ne les a pas retenus (faut dire qu’on n’a pas de membre latiniste dans la Team Topette !).

Bon il y avait quand même une mare aux nénuphars et des fleurs de Frangipanier roses et jaunes. Comme on est vieux on s’est reposé sur un banc ombragé. Ca fait deux fleurs (de l’âge) de plus.

Le lendemain, après moults péripéties, on a réussi à faire la balade découverte de l’île (qui se résume à parcourir l’unique route dans un sens puis dans l’autre). Le point de départ était un petit restaurant de plage où la vue ne piquait pas les yeux.

Un passage par le centre bourg de Beauséjour : église, place, bancs et monument à la gloire de Victor Schœlcher (homme politique ayant oeuvré pour l’abolition de l’esclavage)

Celle-là pas besoin de planches de clous ou de peinture, tout a déjà été fait ! (en plus c’est un plain-pied…).

On aime aussi beaucoup la maison orange, gaie et facile à retouver. Et la pub pour la Désirade est chouette aussi.

Sortant du bourg, il faut regarder où on met les roues, car c’est le royaume des iguanes et ils sont protégés (du moins l’espèce Iguana delicatissima dont la Désirade à la plus forte concentration).

Un point de vue sur la côte et un superbe Agave que je ne savais pas où placer (voilà c’est fait).

Tout au bout de l’île, un phare comme il se doit (quand on vous dit qu’il y a parfois un petit côté breton : la lande , le phare….).

De retour à notre hébergement (catégorie très bonne pioche) nous voyons, juste en face de nous, deux superbes Iguana delicatissima. C’était bien la peine de faire le tour de l’île !

Le lendemain nous repartons par le bateau de 7h00 (oui, du matin et celui-là tu penses bien qu’il n’est pas en retard !). On vous mets une photo de la salle d’attente et de deux attendeurs (qui ont une petite pensée pour leur copine Céline qui adore le bateau).

Donc départ au milieu des sargasses (l’odeur on vous dit pas) et traversée beaucoup plus calme qu’à l’aller. On repasse devant la pointe des châteaux et on revient à Saint-François où nous attend notre petite voiture.

Ce coup-ci on va sur l’autre aile du papillon qu’est la Guadeloupe vue du ciel, c’est à dire Basse-Terre et plus précisément à Deshaies. Bien sûr ici aussi de superbes plages (c’est vrai qu’on passe pas mal de temps dans l’eau finalement) et pas de sargasses !

Notre hébergement est doté d’une petite terrasse qui donne quasiment dans le arbres et là nous avons eu la joie de pouvoir photographier encore une fois un Colibri Madere reconnaissable à sa gorge rouge-grenat. la femelle a le bec plus long et plus incurvé que celui du mâle.

Et puis aussi le déjà très connu Pèrenoir rougegorge, qui est beaucoup moins farouche que le Colibri.

Le lendemain nous partons visiter le Jardin Botanique de Deshaies qui appartenait à Coluche. Il avait acheté la propriété en 1979 et avait demandé en 1985 à un ami, Michel Gaillard, paysagiste pépiniériste de s’occuper et d’entretenir sa propriété en échange de l’utilisation des terres pour y créer sa propre pépinière.

Malheureusement, un an plus tard Coluche décéde. Michel Gaillard rachète la propriété en 1991 et entreprend de la transformer en jardin botanique.

Le résultat est superbe, en plus on est à une saison où il y a pas mal de fleur, ça fait joli sur les photos (on a mis les noms en légende, un peu la flemme de gratter du texte).

Dans toute cette végétation on a quand même vu quelques oiseaux, des résidents permanents et quelques intermittents attirés par la nourriture gratuite (on est toujours gagas des Loriquets, mais on se dit que le Flamant Rose ça a un regard pas fineau-fineau).

Dans la catégorie intermittent à la recherche d’une bonne gamelle, on a un Moqueur Grivotte, un Quiscale Merle et un Héron vert visiblement de passage (à Cajarc ?).

Le jardin est traversé par un petit ruisseau et abrite de nombreuses Carpes Koï.

Allez, trois dernières pour la route.

Dans le jardin, il y a toujours la maison de Coluche qu’on peut maintenant louer (en totalité ou juste une chambre). On l’a trouvée sur Booking, mais c’est pas dans le budget de la petite retraite. Par contre il y a une très jolie vue.

Bon c’était très chouette mais ça nous a bien fatigués tout de même, vu qu’il fait quand même pas mal chaud. On a donc fait une petite pause avant d’aller manger.

Ça va tout de suite mieux devant un bon colombo de poulet !

Demain on rejoint un village qui s’appelle “Vieux Habitants” (non ce n’est pas un Ephad, bande de comiques) et après on ira faire un tour aux Saintes. On vous dira quoi (comme ils disent dans le ch’nord).

Allez, Topette !

3 réflexions sur « C’est l’histoire d’un mec… »

  1. Quels magnifiques jardins !
    Celui de la Desirade est piquant mais bien charmant et change de l’ordinaire des jardins tropicaux.
    Celui dit de Coluche est splendide et ces Bromelia oranges me réconcilient avec cette plante que je trouve si rébarbative chez nos fleuristes.
    A bientôt

  2. Hello la Team Topette !
    C’est vraiment très beau, toute cette végétation exubérante, surtout le jardin botanique dans l’ancienne maison de Coluche… et on adore les iguanes (nous, on a plutôt été habitués aux iguanes oranges en Amérique centrale et Floride, c’est sympa aussi, en plus, on les repère vite dans le paysage !).
    Bravo à Georges pour les photos d’oiseaux, Gérard est d’un coup très intéressé par la destination !
    Bonne suite de voyage !
    La Team CC-sous-la-pluie (eh oui, on vient de prendre nos quartiers d’été dans le Doubs… sous une belle drache !)

  3. Très joli encore et toutes ces couleurs, c’est fantastique !
    Merci pour la pensée “bateau”, mais je n’aurais pas voulu être à la place des chèvres.
    Profitez bien encore de ces beaux paysages.

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